Le sondage de Nice-Matin à un an des municipales : une photographie intéressante

Évacuons d’emblée le dénigrement des sondages qui, on peut le vérifier, sont assez fiables, les surprises enregistrées ces dernières années étant dues à des mouvements et des dynamiques électorales de dernières minutes. Nous avons donc là une photographie probablement juste mais qui n’en doutons pas sera remise en cause dans les mois qui viennent.

Cela dit, les chiffres de ce jour vont conduire les acteurs potentiels de faire évoluer leurs positions.

1. Eric Ciotti, à l’évidence, après avoir hésité va certainement déposer sa candidature. En effet, s’il est légèrement devancé au 1er tour, il devient le favori du second. Par conséquent, à moins d’abandonner la politique - ce qui n’est pas l’hypothèse la plus vraisemblable -, on le voit mal renoncer à cette opportunité de devenir maire de Nice.

2. Le poids de La République En Marche n’est pas suffisant pour peser sur l’élection, que ce soit avec une candidature propre ou en soutenant Estrosi (du coup l’opération Traverso tombe à l’eau...). Les Marcheurs qui ne souhaitent pas lier leur destin au maire sortant vont donc devoir changer de stratégie.

3. L’absolue stabilité des scores du Front National et du PS allié aux Verts par rapport à 2014. Ce qui conduit à une compétition... pour une médaille de bronze toute symbolique.

4. La gauche de la gauche devra être unie si elle veut franchir la barre fatidique des 5% pour être représentée.

Patrick Mottard

* extrait

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message