Les 40 ans du Parc du Mercantour : un programme qui réaffirme l’engagement pour la préservation de la biodiversité

Le Parc national du Mercantour fête, cette année, ses 40 ans d’existence. À cette occasion, une présentation du programme et des enjeux à venir a eu lieu au Musée des Arts Asiatiques de Nice. L’évènement s’est tenu en présence de Charles Ange Ginésy, Président du Département des Alpes-Maritimes, de Christophe Viret, Directeur du Parc, de nombreux élus et gardes forestiers.

Dans son discours d’introduction, Charles Ange Ginésy est revenu sur l’histoire du Parc, de 1979 à aujourd’hui, en rappelant les faits les plus importants. « Il y a 160 ans déjà, le Roi de Piémont-Sardaigne de Vittorio-Emmanuel 2 créait sur les pentes de l’Argentera et du Mercantour, une Réserve Royale de Chasse, afin de restaurer les populations de chamois et de bouquetins. Mais c’est une motion prise par le Conseil Général des Alpes-Maritimes le 20 novembre 1946 demandant la création, dans le secteur du Boréon, d’un « parc à la façon des parcs nationaux américains pour la protection du site, de sa flore et de sa faune » qui marque le 1er acte officiel d’un souhait de protection », a-t-il déclaré.

Néanmoins, ce n’est que 33 ans plus tard, en 1979, qu’on assiste à la naissance du Parc du Mercantour et qui eut pour conséquence de vives confrontations locales. Aujourd’hui, le cœur du Parc jouit d’une surface de 679km2 avec une réglementation spécifique des activités humaines. Une aire d’adhésion de 1122km2 vient compléter cet espace, sans autre décret que les protections environnementales en vigueur sur le territoire national.

Face au dérèglement climatique, les intervenants ont fait de la lutte pour la préservation de la biodiversité un enjeu essentiel pour l’avenir du Parc. « En tant que Président du Département, je veux être le 1er défenseur de la solidarité territoriale, et j’ai fait du développement durable une priorité de la collectivité départementale avec le GREEN Deal », a précisé Charles Ange Ginésy.

En 40 ans, le Mercantour est devenu une formidable réserve naturelle pour la faune et la flore. On dénombre, par exemple, 11 000 chamois et 1650 bouquetins en 2019, alors que leurs populations étaient critiques en 1979. Il faut également se souvenir du retour naturel du loup en 1992, et ce en résonance avec les deux amendements déposés il y a quelques mois par la sénatrice des Alpes-Maritimes, Dominique Estrosi-Sassone, à propos des problématiques engendrés par la forte population de cette espèce et l’augmentation des attaques sur des troupeaux.

À l’occasion de cet anniversaire, des évènements viendront rythmer le reste de l’année, notamment à travers trois temps fort :

- Le 6 et 7 juillet à Valberg, de nombreuses activités et ateliers créatifs à destination du grand public, ainsi que la projection en avant-première du court-métrage de Luc Jacquet sur le Parc du Mercantour.
- Un weekend portes ouvertes du Parc le 3 et 4 août avec des activités encadrées par des gardes-moniteurs (randonnées, animations pédagogiques)
- La clôture des 40 ans à Nice, en marge de l’inauguration de l’exposition de portraits d’habitants du Mercantour à l’espace Lympia le 8 novembre.

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Jane Doe

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