Les « convois de la liberté » ne « rouleront » ni sur Paris ni sur Bruxelles.

Le « convoi de la liberté » qui doit se rendre sur Paris ne pourra pas manifester dans les rues ni imiter sa grande sœur canadienne qui bloque la circulation à Ottawa. Le Préfet de Police de Paris a fait interdire ce jeudi 10 février toute manifestation, de vendredi à lundi, dans la Capitale.

C’est sous la forme de plusieurs cortèges que les membres de ce mouvement sont partis le 9 février depuis plusieurs villes de France avec en ligne de mire la Capitale. Ils souhaitaient y manifester ce vendredi 11. Le convoi et ses revendications portent sur le retrait du pass sanitaire et de toutes les mesures liées au Covid-19.

C’est dans un communiqué que Didier Lallement a évoqué « des risques de troubles à l’ordre public que pourrait causer ce rassemblement ». Selon le Préfet, cette mobilisation aurait pour « objectif affiché (…) de bloquer la capitale en entravant la circulation routière dans les rues de Paris ». La préfecture de police a indiqué que par conséquent un « dispositif spécifique sera mis en place (…) pour empêcher les blocages d’axes routiers, verbaliser et interpeller les contrevenants à cette interdiction ».

Il rappelle que nuire à la circulation est passible de 4 500 euros d’amende, une immobilisation du véhicule, un retrait de points et une suspension maximale de 3 ans du permis. Il ajoute que le fait d’organiser une manifestation qui bloquerait les axes routiers est puni de six mois d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Quant aux participants, ils risquent chacun 135 euros de contravention.

Paris interdit, Bruxelles aussi

Parmi les membres du mouvement, certains demandaient à rejoindre le 14 février la ville de Bruxelles. Or cette dernière, à travers la voix de son maire, Philippe Close, a fait savoir que « des moyens sont mis en place pour empêcher le blocage de la Région Bruxelles-Capitale ». Une annonce qui est faite le même jour que celle de Paris. Une décision motivée par le fait qu’aucune demande d’autorisation n’a été formulée. Elle a été prise à la fois par l’exécutif régional (la Belgique est un pays fédéral divisé en trois régions) et par la ministre de l’Intérieur.

Cette mesure s’applique aussi en prévention des potentiels manifestants belges ou de ceux qui seraient déjà sur le territoire. Leur véhicule sera redirigé vers un vaste parking.

Crédit photo : PATXI BELTZAIZ / HANS LUCAS / AFP

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