Les habitants du boulevard Gambetta exigent le rétropédalage de la mairie sur la piste cyclable

Les résidents ainsi que les commerçants ont crié leur colère devant la mairie. Les policiers ont dû faire un barrage de sécurité, car le rassemblement n'a pas été déclaré à la préfecture.

"C’est une hérésie d’avoir bloqué ce boulevard Gambetta," selon Loïc Vallon commerçant sur Gambetta. Pour étayer son propos, il prend le cas d’un supermarché dans son quartier." Par exemple le matin, lorsque le supermarché super U se fait livrer, il paralyse tout le boulevard et donc nous sommes bloqués les uns derrière les autres et c’est insupportable."

Un dialogue de sourds

Eric Fouzari, le président du comité de quartier parc impérial-Gambetta, a tenté de discuter avec l’adjoint à la circulation Gaël Nofri, avec peu de résultats. "J’ai proposé à monsieur Nofri d’aller voir des riverains dans chaque rue, proposer des réunions pour trouver des solutions. Au final, il n’y a rien eu et aujourd’hui, il continue de camper sur ses postions."

Au début de la manifestation, le premier adjoint de Nice Anthony Borré est venu spontanément à la rencontre des protestataires. Malheureusement, le ton est vite monté et à laisser place à une conversion qui n’a mené à rien.

"C’est à la mairie de sortir des études, car le maire dit depuis des années qu’il va faire une piste cyclable boulevard Gambetta, mais il fallait faire les études avant. Selon Nice-Matin, il y aurait déjà des études sur la rue arson et ainsi, rien que sur le boulevard Gambetta, on a commencé à gaspiller 1 100 000 millions d’euros," peste un habitant.

Des commerçants excédés

Les commerçants décrivent une situation désastreuse pour leur commerce.
Cette piste cyclable a un effet direct sur l’attractivité du boulevard. "Il y a beaucoup de difficulté notamment le soir où on voit peu de monde. Il est difficile de se garer lorsqu’on veut rentrer dans un commerce. Le résultat ? Le boulevard est un dessert par rapport aux autres années. Il y a beaucoup de monde, mais il s’arrête devant la promenade. Le problème, c’est les touristes que l’on perd. Ils représentent un manque à gagner énorme. J’ai eu une perte de chiffre d’affaire de 30 à 40 % depuis l’interdiction de circuler", dénonce Geatan Mauricio, commerçant sur le boulevard Gambetta.

Quid des riverains ?

Une habitante du quartier qui est aussi cycliste dénonce un plan qui aurait pu être une très bonne chose. "Cela a pour effet que le quartier des musiciens devient irrespirable avec une augmentation des nuisances sonore. Le plan vélo est une bonne chose lorsqu’il répond à des objectifs de diminution de la pollution et non l’inverse. Le transfert de la circulation de Gambetta a été déporté sur la rue Guiglia vers la rue Rossini ainsi que l’avenue des fleurs. Ainsi, tous les gens passent par la rue Cronstadt pour remonter et c’est un enfer. On entend des motos et des camions à cause des feux rouges."

Une revendication claire

M.Fouzari a eu plusieurs réunions, mais à chaque fois, il a demandé la même chose.
"J’ai demandé de mettre en place une véritable concertation avec une association de vélo et des riverains. Elle sera organisée par les représentants des comités de quartiers et des commerçants pour pouvoir tous discuter août de cela."

Aujourd’hui, il y a deux comités de quartiers qui sont impactés par ce problème, celui des musiciens et du parc impérial.

Une autre habitant emboîte le pas et demande, "la remise en circulation des véhicules pour ensuite pouvoir discuter de la mise en place de ce plan vélo."

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Jane Doe

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