Les manifestations en séries du samedi : la troisième vague est bien psychique ?

On craignait son arrivée mais la « troisième vague » est déjà là – et elle est psychique. Si le dimanche reste bien le jour du Seigneur, le samedi est en train de devenir le jour de la protestation, ce besoin individuel et collectif d'évacuer ses frustrations comme celui qui pousse un hurlement pour se libérer du noeud qui lui bloque l'estomac.

On essaye par cette motivation de comprendre ce qui se passe dans la tête de celles et ceux que tous les samedi sentent le besoin de manifester pour une raison quelconque (il y en a toujours une et pas toujours immotivée).

Une autre explication pourrait être que ces gens n’ont rien de mieux à faire que de jouer aux révolutionnaires se gargarisant avec des slogans agressifs remplissant leur besoin d’exister et les faisant passer du rôle du citoyen anonyme à celui de protagoniste (au mois c’est ce qu’ils pensent).

Puis il y la version "casseur et prédateur", spécialité des cortèges parisiens, mais celui-ci est un autre film. En fait, pour leurs partisans, ces insoumis ne font que réagir aux provocations et attaques de la police. On pourrait dire qu’il s’agit d’un cas de légitime défense.

Dans les villes de province, normalement c’est plus calme

Hier à Nice, une cinquantaine de personnes se sont réunies place Garibaldi pour protester contre le texte de loi qui, salon leur dire, porterait atteinte aux "libertés individuelles.

Puis, après une petite marche "sport santé", ils se sont dirigés place Masséna où ils ont été rejoint par un autre groupe d’une cinquantaine de protestataire contre les activités de chasse.*

Beaucoup parmi eux n’étaient pas masqués, ce qui contre la loi mais conforme à leur esprit de défenseurs des "libertés individuelles". Normal non ? Et oui, parce que si on respecte la règle, où va-t-on finir ?

"Liberté individuelle" veut bien dire que chacun fait ce qu’il veut. Et les autres ? Piff !

Les scientifiques nous ont bien dit que la troisième vague est/sera "psychique", n’est-ce-pas ?

*Selon eux, la chasse est un divertissement mortifère pratiqué par moins de 1,5 % de la population. 45 millions d’animaux chaque année seraient abattus, blessés ou piégés, dont 25 millions d’oiseaux.

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