Les polémiques d’été de la politique niçoise : un bel tacer non fu mai scritto

Une petite polémique s'est déclenchée ce mercredi après la publication d'un tweet de la conseillère écologique Sylvie Bonaldi concernant le port du masque à l'extérieur dans certaines rues et places de Nice, rendu obligatoire depuis lundi dernier par le Préfet suite aux sollicitations du Maire Nice. Du fait d'une période de vacances qui favorise l'oisiveté, du manque probable d'arguments qui rendent les passionnés des réseaux sociaux en manque de sevrage, les déclarations saugrenus de la conseillère municipal d'opposition ont pris une ampleur qu'elle ne méritait pas. En fait, si quelqu'un veut vous expliquer que 2+2 ne fait pas 4 mais 22... vous soulevez un sourcil et passez outre. Là ne fut pas le cas et pourtant ça suffisait de lire...

Première déclaration :

"C’est pour moi une évidence le port du masque, c’est à la fois pour mesurer la soumission d’un peuple et pour manipuler car cela fait penser qui nous sommes en face en permanence à un danger [...] Bref le port du masque ne sert absolument à rien car le virus est beaucoup plus petit que les mailles des masques ! Par contre il empêche une bonne oxygénation, notamment du cerveau..."

Et oui , oxygéner le cerveau surtout en temps de canicule ça devient indispensable pour éviter de fantasmer d’ un côté, et s’assurer le bon fonctionnement de la synapse, de l’autre *

Deuxième déclaration :

" [...] Je ne suis pas contre le port du masque en milieu clos, confiné. Je suis contre l’obligation en extérieur et de ne pas laisser le citoyen juge".

Et surtout ne pas oublier au citoyen-roi que sa propre liberté ne doit pas porter attente à la santé des autres.

Le Premier adjoint Anthony Borré a réagit en s’adressant au président du groupe écologiste au Conseil Municipal Jean-Marc Governatori et à la porte-parole Juliette Chesnel-Leroux :

"Je demande de se désolidariser et de présenter des excuses aux propos dangereux et totalement en décalage avec la réalité".

Il aurait mieux fait de demander à quelle tombola les deux dirigeants écologistes avaient gagné leur colistière ! Il ne faudrait pas qu’une autre fois, elle nous raconte que la terre est plate !

Pour donner un peu de ton à cette petite histoire carnavalesque ( tardive) , on pourrait rappeler aux protagonistes ce qui écrivit Dante Alighieri dans la "Divine comédie" : Un bel tacer non fu mai scritto qu’on pourrait simplement traduire en " le silence est d’or ". Parce que , si s’est user la langue pour de tels bobards !

Heureusement la météo annonce la fin de la canicule et le retour à des températures qui offusquent moins la fluidité de la pensée.

Couper les moteurs. Rideau !

* la synapse met en relation deux néurones

**L’expression "Un bel tacer mai scritto fu "est reprise (acte V, scène VIII) dans le livret de Giacome Badoer ou Badoero dans le prologue en trois actes de Claudio Monteverdi" Il ritorno di Ulisse in patria (Le retour d’Ulysse dans sa patrie ), en 1640, basé sur l’Odyssée de Homère.

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