Manifestation du personnel hospitalier : la mobilisation continue

Le ségur de la santé doit s'achever le 3 juillet . D'après eux, les négociations piétinent et les soignants ne sont pas satisfaits. L'enveloppe de 300 millions d'euros pour valoriser les salaires annoncé par Olivier Véran ne semble rien changé.

"On a un président menteur. Les paroles qu’il dit sont fausses." pour Christian Carzo ancien agent EDF-GDF CGT. Tous dénoncent le manque de moyens et de considération.

Des demandes récurrentes

"Il faut une augmentation de salaire récurrent et réel pour tout le monde, chaque mois peut importe leur grade ou leur statut", selon Claudine, auxiliaire puériculture au CHU de Nice. L’annonce du ministre de la santé fait en effet grincer des dents. Cette enveloppe doit être partager entre le personnel des hôpitaux privés et publics.

Les soignants dénoncent aussi la gestion des hôpitaux qui sont gérés comme des entreprises : "ça doit être des médecins qui gèrent l’hôpital, pas des financiers ou des politiciens."

Les retraités aussi ont crié leur colère. Ils se sentent abandonnés par l’Etat depuis plusieurs années. "J’espère qu’ils auront des choses moins malheureuses et une augmentation dans les retraites. Parce que il y en a qui vivent avec 450 euros de retraite. Comment voulez vous vivre avec ça. Ce n’est pas possible", déclare Chantal Beaudet gilet jaune à la retraite.

Le constat de Christian est clair : le problème a été le manque de moyens humain qui s’est ressenti. Durant la crise, certains ont été plus ou moins touchés selon les villes et les secteurs d’activités. "Les hospitaliers ne sont pas contents. Ils demandent des augmentations de salaires. Ils ne les ont pas. Ils demandent du personnel, ils en manquent 100 000 dans les hôpitaux et 300 000 dans les ehpads."

Un président de la République de plus en plus isolé

Les élections municipales n’ont fait que le fragiliser encore plus. Ces décisions sont d’ailleurs de plus en plus contestées. "Il y a des licenciements mais on arrive à donner des cinq milliards à Renault et Air France qui sont des entreprises privées. On donne seulement sept milliards d’euros aux hospitaliers. Il faudrait presque le triple", déclare Christian.

Les personnes n’arrivent plus à lui faire confiance. Quand les directeurs des hôpitaux doivent appliquer ses décrets, ils se font souvent conspuer. " Avec la crise du covid qui nous est tombé sur la gueule, il a pu continuer à nous balader. On a eu une intervention avec le directeur adjoint du CHU. Ce n’était que du mépris. Il se cache derrière les décrets", précise Chantal.

Des conditions de vie et de travail qui se dégradent

On pense souvent aux retraités qui ont régulièrement du mal à joindre les deux bouts. Le problème vient souvent des aides. Certains seraient éligibles et d’autre non. Chantal est effet handicapé depuis 1981 et retraité depuis 1984.

Elle arrive à s’en sortir ce qui n’est pas le cas de toutes ces connaissances. Certains d’après Chantal seraient même obliger à manger " du Canigou" . "Je n’ai par exemple pas droit à la AAH (l’allocation aux adultes handicapés) car j’ai travaillé. Ceux qui la touchent gagnent plus que moi. Il n’y a pas de justice dans les salaires et les retraites."

Les hospitaliers ont été mobilisés jours et nuits et n’ont pas compté leurs heures. Selon des témoignages, les membres du personnel sont passés de 7h de travail à 12h de travail journalier. La fin du plan blanc le 1er juillet n’y a rien changé.

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Jane Doe

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