Manifestation : le personnel hospitalier, la petite enfance et la culture affichent leur ras-le-bol

Environ 200 personnes étaient rassemblées sur la place Garibaldi hier en milieu de matinée pour protester contre "la politique d'austérité" du Gouvernement.


"Nous, la CGT, nous demandons que ce gouvernement coupe le câble de cette austérité", proclame un représentant départemental du syndicat au lancement de cette manifestation interprofessionnelle. Auxiliaires de puériculture, aides soignantes du CHU d’Antibes ou encore intermittents du spectacle étaient présents pour demander une meilleure reconnaissance de leurs métiers durement touchés par la crise sanitaire que traverse le pays depuis 10 mois.


Certains poussent un cri d’alarme : "nous avons de beaux métiers essentielles au bien-être de la société qui permettent de faire vivre la devise "liberté, égalité, fraternité". Mais nos métiers ne sont pas valorisés. Le manque d’effectif a des conséquences graves sur la santé du personnel."

Un préavis de grève avait été déposé par le collectif "Pas de bébés à la consigne" pour demander l’abrogation de la réforme concernant la loi d’Accélération et de Simplification de l’Action Publique (ASAP). Cette modification vise à permettre au Gouvernement de procéder par ordonnance à la simplification des normes d’accueil du jeune enfant comme par exemple, réduire la surface d’accueil minimum par enfant, augmenter les dérogations d’accueil en surnombre dans les établissements (crèches ou micro-crèches) ou encore passer à six le nombre d’enfants à charge pour un professionnel de la petite enfance.


Des mesures qui pourraient rentrer en application dès le début de l’année 2021 entrainant une surcharge de travail et une baisse de la qualité d’accueil des enfants.

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Jane Doe

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