Manifestations anti-vax : Les pompiers donnent de la voix

À la fois professionnels et volontaires, environ 250 pompiers se sont réunis dans la matinée devant le centre administratif et la préfecture des Alpes-Maritimes, à Nice. Un rassemblement ce jeudi pour manifester leur opposition à la politique gouvernementale.*

La mobilisation est à l’initiative du syndicat autonome des sapeurs-pompiers et des personnels administratifs et techniques des Alpes maritimes (SPP-PATS), qui est majoritaire au sein du département.

Premier point de crispation : l’obligation vaccinale, qui est selon eux une atteinte aux libertés fondamentales, et plus particulièrement à leur liberté de choix. Une mesure d’autant plus "incohérente", estiment-ils, que les policiers n’y sont pas soumis à ce stade.

Ils dénoncent également une baisse de leurs effectifs opérationnels ces dernières semaines, alors qu’ils ont vu le nombre d’interventions augmenter avec la période estivale. "Les collègues ont été mis à l’épreuve rudement cet été, avec une diminution parfois de 50% des effectifs", déplore le président de la fédération SPP-PATS, André Goretti.

Il s’insurge, aussi, d’avoir dû "supporter les manquements importants du Samu, qui n’était pas en capacité de répondre aux citoyens français et aux sapeurs-pompiers lorsqu’il s’agissait d’engager des secours à personnes".

On se demande quel lien il y a-t-il entre cette revendication et l’obligation du pass sanitaire.

Une réunion avec le préfet des Alpes-Maritimes a eu lieu en fin de matinée pour évoquer ces différents sujets. Un autre rassemblement est également prévu ce vendredi à 14h30 sur la place Masséna.

Jusqu’au 14 septembre, la présentation d’un test négatif était suffisante, mais les pompiers devront dès le 15 attester au moins d’une injection. À partir du 16 octobre, ils devront ensuite prouver avoir reçu les deux doses.

Les pompiers volontaires qui s’y refusent risquent une suspension de deux mois sans salaire, puis un licenciement pour non-respect de l’obligation. Les pompiers volontaires, de leur côté, devront se mettre en suspension de contrat, avec un risque de "désaffection" de la profession qui inquiète les syndicats.**

*Le département compte 1.240 sapeurs-pompiers professionnels, 3.131 volontaires et 358 Personnel Administratif et Technique (PAT).

**Pour s’y opposer, le syndicat a saisi le conseil d’Etat pour demander la suspension du décret du 7 août sur la vaccination, et propose d’accompagner les sapeurs-pompiers non-vaccinés pour formuler des recours contentieux individuels.

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