Nice : Dans les bars et les restos, un dernier service !

Beaucoup l’ont appris par une alerte sur smarpthone, en plein service. Samedi juste après minuit, c'est la stupéfaction dans le centre-ville de Nice après l'annonce de la fermeture des commerces non essentiels. Place du palais de Justice, dans les ruelles du Vieux-Nice, place Garibaldi, place du Pin, partout on accuse le coup. Casse-tête des chambres froides encore remplies, chômage technique, angoisse des conséquences économiques. Et des noctambules qui trouvent la porte de leurs établissements préférés close. Réactions à chaud là où ont été vendus les dernières pintes de bière et derniers repas, jusqu’à nouvel ordre.

LES DISTILLERIES IDEALES 24, rue de la Préfecture
Christophe, serveur

« J’ai appris l’interdiction par la télé. C’est rude, surtout pour des restaurants : je pense aux stocks. Certes, nous, nous avons des stocks que nous pouvons conserver. Mais là, c’est tombé d’un coup sans prévenir. Et je trouve cela abusé. Même si j’ai conscience qu’il y a déjà des morts ! On est pour l’instant un peu dans le flou, nous pensons êtes au chômage technique. En revanche, nous n’avons rien reçu de la Préfecture ou d’une autre institution, même pas un mail. Même les patrons n’étaient pas au courant. On a un peu la mort dans l’âme... Les gens voulaient sortir, donc on a bien bossé ce soir. C’est tellement dommage de rester quelques semaines sans rien faire. »
distilleries idéales fermées

LE CHIK’S BAR 2, rue Rossetti
Cédric, serveur

« Demain devait être mon dernier jour de travail dans cet établissement. J’ai appris l’interdiction par un client que je servais. Puis par un autre qui m’a confirmé l’information.
Et puis le patron a appelé et nous a dit qu’il allait falloir fermer. Ce que nous avons fait à minuit. Après un passage de la police vers minuit moins quart. La police qui est juste venu nous rappeler que les portes devaient être closes à minuit. Ils n’ont pu nous montrer de documents, mais on comprend que c’est un problème de santé publique. Une telle interdiction soudaine c’est quand même bizarre. On s’interroge pour le futur.
Apparemment, des choses vont être mises en place pour sauvegarder nos emplois. »
Cédric, demain c’était son dernier jour. Il ne pourra ouvrir

LA CAVE PAPA / CHEZ PAPA Place du Pin
DISCOTHEQUE AU SON DES GUITARES 36, rue de France
Franck, gérant

« Nous avons appris l’interdiction à la télé à 19h30. Je trouve que c’est très maladroit. Car nous travaillons beaucoup le week-end, on a fait rentrer plein de marchandises fraiches. Qu’en faire maintenant ? Ils auraient pu attendre lundi, d’autant plus que les élections sont quand même maintenues demain (dimanche, NDLR). Pour savoir « comment fermer » : Aucun mail, aucune mise en contact avec la Préfecture ou la police.
La discothèque on avait déjà une ouverture à 100 personnes. Nous avons fermé avant même de débuter la soirée.
C’est une catastrophe. Surtout pour mes 24 salariés. Et les agents de sécurité de la discothèque. Ils se retrouvent sans boulot. »
Chez papa : Frank le patron au milieu et quelques salariés sur le carreau ce soir

La police est passée prévenir certains établissements

Crédit photos : Arno VISCONTI

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Jane Doe

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