Nice poursuit sa conversion au gaz naturel

En juin 2019, Nice inaugurait sa première station BioGNV (gaz naturel pour véhicule) au cœur du Marché d’Intérêt National. Il s’agit de la première station du genre dans le département des Alpes maritimes comme en témoigne la carte des stations GNV en France. Cette inauguration s’inscrit dans le déploiement d’un plan ambitieux de promotion des énergies vertes qui répond parfaitement aux attentes écologiques de notre société contemporaine. Nous en profitons pour revenir sur le gaz naturel en tant qu’énergie alternative.

Nice roule au GNV

Fin 2018, la Métropole Nice Côte d’Azur annonçait l’acquisition de 60 nouveaux bus roulant au gaz d’ici à 2022. Ce plan illustre la volonté des pouvoirs publics de préparer la transition écologique et de privilégier les énergies renouvelables au détriment du pétrole notamment. Plusieurs initiatives ont d’ailleurs été prises dans ce sens notamment la réalisation de tests pour faire rouler une benne à ordures au BioGNV.

Le gaz naturel toujours écologique ?

Source : Pixabay
Lorsqu’on parle écologie, il est impératif de distinguer le GNV classique du BioGNV. Le GNV traditionnel est une énergie fossile, extraite du sol au même titre que le pétrole par exemple. Il ne s’agit donc nullement d’une énergie renouvelable. La France occupait en 2018 le 5e rang des importations mondiales de gaz naturel juste derrière la Chine. Il s’agit donc d’un des plus gros importateurs mondiaux. C’est la Norvège qui est le plus gros fournisseur de gaz naturel pour le marché français. Le gaz naturel s’achète et se vend sur les marchés financiers et il est possible d’investir dans cette matière première. Le GNV a globalement un impact négatif sur l’environnement. Ceci dit, il émet moins de CO2 et de particules fines que l’essence ou le diesel traditionnel.
En revanche, le BioGNV utilise le biométhane issu de la fermentation de déchets organiques. Il s’agit donc d’une énergie verte dont la majeure partie est produite en France. Néanmoins, la fabrication de BioGNV implique l’utilisation d’électricité. Il est donc recommandé que cette électricité soit elle aussi produite au moyen d’énergies renouvelables afin de créer un cercle vertueux. GRDF (Gaz Réseau Distribution de France) considère que le BioGNV émet 80% de CO2 en moins que les combustibles classiques. Il y a donc un réel impact sur l’environnement outre le fait de favoriser une économie circulaire et locale.

Des avantages écologiques mais également financiers ?

Cette volonté de se tourner vers des énergies moins polluantes voire vertes doit être encouragée. En outre, il se pourrait également que l’opération soit gagnante sur le plan financier. En effet, la dépendance au prix des matières premières a un impact sur les finances publiques mais également sur le portefeuille des particuliers. Le prix du pétrole par exemple reste fortement influencé sur les marchés par divers facteurs géopolitiques dont ni les autorités, ni les Français n’ont la maîtrise. Rien que depuis janvier 2019, le cours du brut a varié avec une amplitude supérieure à 50%.


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En revanche, il est regrettable que les pouvoirs publics n’offrent pas d’incitants fiscaux aux particuliers qui achètent des véhicules roulant au BioGNV (comme c’est le cas avec le bonus écologique pour les voitures électriques notamment). Heureusement, certaines régions ont mis en place des dispositifs particuliers mais la plupart visent actuellement les usages professionnels de ce genre de véhicules. À ce jour, la région de Provence-Alpes-Côte d’Azur ne propose pas de telles aides.

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