Nouvelles mesures dans les Alpes-Maritimes : les politiques de la région montent au créneau

Alors que la situation s'aggrave dans les Alpes-Maritimes, l'heure est à la prise de plusieurs décisions. Le maire de la ville de Nice, Christian Estrosi ainsi que les politiques n'ont pas manqué de réagir aux nouvelles annonces.

Le département des Alpes-Maritimes est au cœur d’un foyer épidémique important. Le nombre de cas continue de flamber, le couvre-feu semble peu efficace et la situation est préoccupante. Le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez a sonné la tirette d’alarme avec la mise d’un confinement provisoire lors des deux prochains week-ends sur une bonne partie du département. Les réactions ne se sont pas fait attendre.

Christian Estrosi, le maire de la ville de Nice, salue les annonces prises dans la matinée du lundi 22 février. Alors que la situation sanitaire est catastrophique avec un taux d’incidence plus important qu’ailleurs (600 cas pour 100 000 habitants), le maire de Nice travaille dans la continuité de sa rencontre avec Olivier Véran : "Je salue la mise en place de ces mesures qui vont dans le sens de ce que je souhaitais et que nous avons évoquées avec Olivier Véran" a-t-il indiqué. Christian Estrosi est solidaire à ces différentes décisions, pour lui, la solution passera par un confinement provisoire le week-end : "Un confinement le week-end permettra notamment de décourager nos visiteurs de se rendre dans la région pendant ces vacances d’hiver". Une situation inquiétante, une police nationale débordée, Christian Estrosi attend des doses de vaccin supplémentaires pour son département ainsi qu’un renfort de la Police Nationale. En attendant, il reste vigilant au taux d’incidence, ainsi que déterminé à freiner l’épidémie.

Charles Ange Ginésy, également au cœur des décisions avec son poste de président du conseil départemental des Alpes-Maritimes n’a pas manqué l’annonce des nouvelles mesures pour s’exprimer sur le sujet. "Confinement doit impérativement rimer avec vaccination massive" insiste-t-il suite aux annonces. L’avis de Charles Ange Ginésy est bien tranché. Malgré sa conviction à un nouveau confinement le week-end, il maintient son désaveu pour le couvre à 18h qu’il juge "inefficace". "Nous étions un des premiers territoires à l’appliquer mais cela n’a pas empêché la COVID-19 de se développer" précise-t-il. Commerces alimentaires, transport en commun pris d’assaut et doses de vaccination mal répartie, l’homme politique est dans une incompréhension face à certaines mesures annoncées.

La gauche dans l’incompréhension totale

La gauche s’est également empressé de donner son avis. Par l’intermédiaire de Patrick Allemand, la gauche n’hésite pas à remettre la faute sur celle des Niçois et non de la venue incessante des touristes. Le sentiment qui ressort de la gauche et de l’homme politique est de l’incohérence. Comment peuvent-ils comprendre que les salles de cinéma ou de théâtres demeurent fermées alors que qu’on laisse la population s’entasser dans les trams bondés ? Des incompréhensions et beaucoup de questions prennent le dessus. Un problème de la répartition de la police vient couronner l’ensemble, pour l’homme politique de gauche, le manque de contrôle dans les quartiers résulte d’un taux d’incidence élevé : "Ce n’est pas un hasard si les endroits avec des taux d’incidences conséquents sont les quartiers de l’Ariane, des Moulins et de Bon Voyage" énumère-t-il. L’ancien conseiller municipal semble désabusé que l’on prenne les touristes comme bouc-émissaires. Une remarque injuste et un procédé détestable pour sa part.

Des mesures, encore et encore

La nouvelle vient de tomber. Une bonne partie du littoral azuréen sera confinée pour les deux prochains week-ends. Une décision qui fait suite à la montée en flèche de cas dans le département d’un taux d’incidences records. Sauf muni d’une dérogation, une sortie sera autorisée entre vendredi 18h et lundi 6h. Les annonces viennent également envelopper le débat des commerces. Les commerces des magasins de plus de 5000 m2 seront contraints de fermer, sauf s’ils appartiennent au domaine alimentaire ou médical.

Cette annonce entrera en vigueur à partir de demain. Désormais, les commerçants devront respecter la jauge d’un client tous les 15 m2, contre 10 habituellement. Cela permettra de réduire le nombre de clients dans les centres commerciaux. Une autre période compliquée attend les Maralpins.

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Jane Doe

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