OGC Nice : Julien Fournier s’exprime sur le début de saison

Le directeur du football de l’OGC Nice s’est entretenu avec "l'Équipe" et à parler sans langue de bois

Auteur d’un très bon de saison se classant 3e après 13 journée, l’OGC rayonne dans ces premiers d’exercice 2021-2022. Le directeur du football, Julien Fournier, au club depuis plus de 10 ans s’est exprimé dans les colonnes de l’Equipe sur ce départ réussi et les raisons qui l’expliquent. Mais tout n’est pas tout rose, l’ancien président de Strasbourg a également abordé avec franchise les points noirs à corriger ou à oublier.

Quand on évoque ce début de saison réussi, l’arrivée de Christophe Galtier chez les Aiglons. Julien Fournier est revenu sur l’introduction du champion de france en titre sur ses méthodes :
"Il y a des aspects qui me surprennent (chez Christophe Galtier), positivement. Dans sa grosse force de travail, il me fait penser à (Eric) Gerets, que j’ai connu à l’OM. C’est un peu le même type de personnage, un peu le même type de management, à la fois très proche de ses joueurs, il peut être dur avec eux mais il cherche toujours à être juste. C’est un énorme bosseur. Quand je vois le souci du détail qu’il a au quotidien, je pense qu’il a découvert l’exigence du très haut niveau il n’y a pas si longtemps que ça. Qu’il ait côtoyé des adjoints étrangers à Lille, ça lui a sûrement ouvert les yeux sur une autre manière de travailler" a-t-il déclaré avant de poursuivre : "Ce qui me plaît, c’est la préparation du match du week-end : dans l’observation de l’adversaire, la préparation du match en vidéo, la préparation de sa causerie. Sa préparation de match dure toute la semaine. Rien n’est laissé au hasard. Le travail de l’équipe va être orienté par rapport à l’adversaire et il y a un énorme travail de fait là-dessus. Sans citer de nom, ça n’a pas toujours été le cas des entraîneurs avec qui j’ai bossé."

Julien Fournier est ensuite revenu sur les incidents d’août contre l’Olympique de Marseille, le directeur sportif azuréen pas digéré des débordements qui ont valu trois points perdus pour les Aiglons.
"Ma réponse va être très personnelle. Elle n’engage ni le club, ni le staff, ni l’équipe, mais pour moi ce n’est pas derrière. Je l’ai toujours là (il montre sa gorge)... Ça partira à la fin de la saison si on n’a pas de regrets. Ce que je veux dire, c’est qu’entre la réalité de ce qui s’est passé (la rencontre a été arrêtée à la 75e minute, à 1-0 pour Nice) et ce qu’il y a aujourd’hui (le match rejoué s’est achevé sur un score de 1-1 et Nice s’est vu retirer un point), il y a un gros écart, de trois points. Comptablement, c’est du passé. Mais je n’ai pas digéré"

Il s’est également exprimé sur les méformes de plusieurs joueurs azuréens.
"J’attends plus d’eux. Même si les blessures font partie de la vie d’un sportif de haut niveau, il est évident que j’attends plus de Justin (Kluivert), que j’attends plus de Calvin (Stengs), que j’attends plus de Kasper (Dolberg), que j’attends plus d’Alexis (Claude-Maurice). Ils doivent donner plus au club. Ils le savent. Ils sont fantastiques dans leur investissement et leur mentalité. Mais la réalité, c’est le terrain : on a presque fait treize matches sans eux. À un moment, il faut qu’ils nous rejoignent. L’équipe tourne, il y a un bon entraîneur, un modèle de jeu, ils ont été choisis, on a misé de l’argent sur eux, on les a mis dans un confort, maintenant il faut donner. On a besoin d’eux. Ce ne sont pas des joueurs anodins" a-t-il déclaré.

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Jane Doe

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