Opération "Plan d’hiver" : les associations se mobilisent à Nice

Depuis la chute des températures à Nice, la "Croix Rouge" et "Les Restos du Cœur" tentent par tous les moyens d'accompagner les sans-abris au sein de la ville de Nice.

Malgré les rues désertes dans la ville de Nice pour cause de couvre-feu à partir de 18 heures, les quelques sans-abri présents se font discrets dans les coins des places principales ou des rares ponts de la ville. Immersion dans des maraudes menées par des bénévoles au grand cœur.

La "Croix rouge", la santé avant tout

Sous une température avoisinant 4°, la "Croix Rouge" entame sa soirée avec pour mission fondamentale le secourisme. Ce mardi soir, l’équipe de trois bénévoles commence par un coin habituel, les ponts aux alentours du Palais des Expositions. Accompagnés exceptionnellement par la sous-préfète, Patricia Valma, et le directeur départemental de la cohésion sociale, Hervé Demai, la "Croix Rouge" repère un premier sans-abri allongé dans un canapé abîmé et peu confortable. Sous une montagne de couettes, Robert Gury, 64 ans, s’apprête à passer une nuit dans les rues niçoises. Face aux gilets colorés de la "Croix Rouge", et la présence de la sous-préfète, le sans-abri est à l’aise, sociable et se permet même un brin d’humour en demandant : " où se cache le Préfet ?" Malgré le visage crispé du sans-abri par le froid, Kilian Camunez, bénévole de la "Croix Rouge" constate une situation habituelle. Face à ce genre d’individu, l’objectif est à la réorientation même si cette étape reste complexe comme l’explique le bénévole : "on essaye de réorienter les gens, évaluer la situation mais les démarches administratives sont lentes et les centres d’hébergement souvent bondés". Alors que les approches sont parfois compliquées avec les sans-abri, Robert Gury, semble apprécier le contact social, rarissime dans sa vie. Parler, voilà ce que veut l’homme, abîmé par la vie souhaite. Bonnet et cigarette allumée, il aimerait changer sa situation : "j’ai merdé dans ma vie, mais cela fait 12 ans que je demande un logement individuel et j’ai toujours pas de réponse". Face aux regards des bénévoles et la découverte d’une nouvelle couette, l’heure est à l’échange.

Les "Restos du Cœur", un brin de chaleur dans le froid

Un peu plus tard dans la soirée, la maraude des "Restos du Cœur" prend également du service. Camion rempli de sacs de couchages, cafetière et grand cœur sont les ingrédients pour une soirée idéale. Avec Marion Strobino aux commandes, l’équipe de bénévoles s’arrête à chaque fois qu’elle voit une personne dans la rue. Alors que demain les bénévoles s’activeront à la transmission de denrées alimentaires, cette soirée hivernale est destinée à la distribution de collations chaudes ainsi que de sacs de couchages. Malgré trois bénévoles, l’association peut compter sur les nombreux dons, chose apprécié par Marion Strobinoi : "les gens font beaucoup de dons. On a par exemple 350 sacs de couchages à redonner. Les dons permettent d’augmenter le nombre de sans-abri, on en voit 30 à 40 par soirée, c’est grâce aux dons." L’association profite des dons généreux mais également du "115" mettant directement sur orbite les "Restos du Cœur" lors d’un cas exceptionnel à signaler. Des échanges verbaux, des politesses, les dialogues sont dans le calme et la bienveillance entre les bénévoles et les personnes dans le besoin. De larges sourires viennent clôturer les courtes conversations.

Tout savoir sur les "Restos du Cœur"ici : https://www.restosducoeur.org/

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Jane Doe

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