Pauline Ricci : "On est des féministes identitaires"

Le groupe s'est illustré samedi dernier lors de la manifestation "Toutes aux frontières". Après avoir été violemment prises à partie par plusieurs manifestantes, elles ont été protégées par un service d'ordre. Mais qui sont-elles ? Que représentent-elles ? Quelles sont leurs revendications ? La réponse avec Pauline Ricci, membre du collectif Némésis à Nice.

Pauline Ricci est une étudiante de 19 ans en fac de droit. Elle est la responsable de la section niçoise du collectif Némésis qui elle a ouvert il y a environ un mois. Il n’est affilié à aucun parti politique. La manifestation du 5 juin a été leur première action.

Comment tu pourrais te définir toi et le collectif ?

On est des féministes identitaires. Féministe car on combat toutes les violences faites aux femmes. Identitaire car on a vu, avec notre propre expérience et les statistiques, qu’il y a une forte représentation des hommes issus de l’immigration. Les autres féministes ne le dénoncent pas. C’est de la mauvaise foi de nier ça selon elles. Pour elles, ce sont des hommes blancs hétéronormés, cisgenres et catholiques qui nous agressent.

Comment tu pourrais définir le " féminisme de droite " ?

C’est défendre les femmes qui sont proches de la vision de l’Europe sur la femme et sa place dans la société.

Quel est donc votre combat ?

Premièrement, défendre les femmes qui n’ont pas de poil (rire). On est allé à cette manifestation, car nous sommes pour le barrage des frontières. On est anti-immigration, car on juge que c’est un danger pour les femmes européennes et occidentales.

Est-ce que tu as croisé beaucoup de femmes qui ont ce ressenti ?

Oui, mais ce sont des femmes qui ne s’engagent pas et qui ne militent pas. Pour mon cas, je n’ai jamais été agressé. Mais, j’ai déjà eu des remarques de ces personnes-là oui.

Partages-tu l’ensemble des constats des féministes de gauche ?

Elles ont surtout d’autres priorités que les violences faites aux femmes. Par exemple, il y a les poils, la transsexualité… Nous chez Némésis, ce n’est pas notre credo.

Défendent-elles toutes les femmes selon toi ?

Nous, on défend les femmes aux foyers. Ce que ne font pas les féministes de gauche. Si une femme veut avoir une famille et s’en occuper, elles la taxeront de soumise. On pense que les femmes sont libres de choisir si elles veulent se consacrer à leur foyer ou travailler et faire les deux en même temps.

Elles les considèrent comment du coup ?

On voit bien que les médias comme Konbini vont parler des obèses, des transsexuels comme étant des victimes. Ils victimisent et n’héroïsent pas. On est pas du tout dans cette optique. On aurait très bien pu jouer ce rôle samedi, mais ce n’est pas le but. On veut ne pas avoir ce comportement. La société valorise beaucoup ce type de personnes.

Quel a été le déclic de ton engagement ?

Je milite depuis mes 15 ans. Au début, on nie toujours, on se dit non mais c’est rien. On intériorise l’idée que le racisme c’est mal. Pour une femme, dire les origines de son agresseur est considéré comme du racisme.

Comment t’es venu l’envie de créer une antenne Niçoise de Némésis ?

C’est moi qui ai eu l’idée. Je trouvais qu’il manquait de structures pour militer à Nice. J’ai vu qu’il y a avait beaucoup de sections qui s’ouvraient en France. Cela a commencé lorsque notre présidente Alice Cordier est intervenue dans l’émission "touche pas à mon poste". J’ai envoyé des messages et quelques filles étaient intéressées. Pour le moment nous sommes six filles.

Penses-tu que la situation des femmes a vraiment évolué ?

Oui cela a évolué. Il y a des femmes qui ont mené un vrai combat féministe pour obtenir l’égalité des droits. Aujourd’hui, ils sont acquis mais pas toujours. Même au niveau de la liberté de circuler, les hommes sont toujours plus libre que les femmes.

Penses- tu que l’islam est compatible avec les libertés de la femme ?

Chez Némésis, on est contre le voile par exemple. C’est incompatible avec les valeurs européennes pour les libertés de la femme. Une femme voilée n’est pas libre. Je pense que les féministes qui défendent l’islam n’ont pas très bien compris ce qu’elles défendaient. Elles se disent féministes qu’elles protègent ces femmes. Elles vont ensuite soutenir ces personnes qui prônent pour cette société ultra patriarcale. Ils les mettent dans une position de soumission.

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Jane Doe

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