Plan contre les accidents en mer : un enjeu essentiel

Comme chaque année, le département des Alpes Maritimes et les pompiers ont présenté la nouvelle campagne de surveillance des eaux. L'occasion de rappeler les dispositifs mis en place dû à la crise sanitaire.

"Une campagne qui s’étend sur tout le littoral de 132 km et 40 km de plage." Le dispositif prévoit 47 postes de secours étalés sur dix communes. De Menton jusqu’à Théoule-sur-Mer.

Les collectivités locales à la manœuvre

Les coûts du SDIS 06 sont estimés à 1 247 000 euros. Ils sont pris en charge par les communes mais le département accompagne ces investissements.

Ce "dispositif sapeur-pompier" est équivalent à celui de l’année dernière : une convention est signée avec les communes concernées (cette mission n’est pas obligatoire pour les sapeurs-pompiers). Cependant, cette année est particulière : les recrutements ont été ralentis et les formations prévu en mars stoppés dû à l’absence d’activité. " C’est un dispositif qui va permettre d’assurer la sécurité de nos baigneurs. Il va permettre d’ouvrir et d’armer les 47 postes de surveillance et les 450 maîtres-nageurs sauveteurs. Parmi eux, il y a des sapeurs-pompiers volontaires, des maîtres-nageurs vacataires", rappelle le député des Alpes Maritimes Eric ciotti.
Cette année, la fédération des sapeurs-pompiers ont mis en place un partenariat avec Decathlon, marque spécialisée dans la distribution d’équipement sportif. Elle a pu fournir gratuitement des masques et des bouées de nage. Elles ont pour but de s’accrocher au baigneur pour assurer la sécurité des secouristes.

Des démonstrations du dispositif

Au nombre de deux, elles permettent de comprendre les différentes formes d’intervention lors d’une noyade. La première se déroule avec les maîtres-nageurs :

Le sauveteur s’équipe d’une bouée tube relié à un harnais de 1m50 et d’un masque. Tel un dauphin, il nage jusqu’à la victime. Dès son arrivé, il l’a retourne et la place sur la bouée pour ensuite la remorquer jusqu’au rivage. Même durant le sauvetage, la distanciation sanitaire est assurée. Un deuxième sauveteur, équipé d’un masque chirurgical, arrive pour la traîner sur les galets. Premier bilan suivi de la position PLS.
Arrive ensuite les pompier secouristes qui mettent en œuvre le protocole avec l’infirmier protocole. Il commence par contrôler la saturation respiratoire. Ils mettent un masque respiratoire et chirurgical sur la victime. La personne est par la suite confiée au SAMU pour un bilan vital.

La deuxième intervention se déroule cette fois-ci avec un zodiaque semi rigide. Celui-ci patrouille toute la journée en mer. Ils arrivent pour tenter une récupération de la personne en détresse. Lorsque ils sont assez proches de la victime, un des sauveteurs plonge pour l’extraire sur l’embarcation.

Une prévention toujours nécessaire

Il faut toujours être vigilant. L’année dernière, plus 1 000 décès ont été constaté dû à des noyades en France. Toutefois, 140 baigneurs ont pu ainsi être secourus dont dix-neuf qui étaient en arrêts cardiorespiratoire. " C’est tout ce qui nous sépare du monde en Asie. Au Japon par exemple, avec les risques de séisme, les gens sont éduqués. Il faut s’éduquer au risque", souligne René Diez contrôleur général et directeur départemental des services de secours des Alpes Maritimes.

Les secouristes sont déjà sur le front depuis le mois de juin. Ils font de la prévention mais aussi de la surveillance et en dernier recours des interventions. Des maîtres-nageurs sont présents sur des postes surélevés. Cependant, ils alternent avec des rondes pédestres et aquatiques. Pour le lieutenant du SDIS 06 Dominique Delin et qui est responsable du service nautique départemental, c’est une vigilance permanente.
"On tourne un peu sur les plages, on fait des rondes aquatiques soit avec des paddles ou des canoë kayak pour repousser les gens qui vont trop au large. Sur le sable et les galets, si on voit des enfants sans protection ou des parasols ouvert lorsque il y a du vent, on fait fermer leurs matériel".

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Jane Doe

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