Pour aider les enfants victimes d’abus sexuels, des seniors ont confectionné des poupées

Ce jeudi, la ville de Nice a remis une trentaine de poupées à la brigade des mineurs de la caserne d’Auvare. Celles-ci seront utilisées par les enfants victimes d’abus sexuels, elles leur permettront de mieux expliquer ce qu’ils ont subi.

C’est un bel élan de générosité dont ont fait preuve les seniors bénévoles de la maison des séniors « Les Orangers » et du CCAS « Le Village ». Les 26 couturières, tricoteuses, crocheteuses étaient toutes présentes hier lors de la remise des poupées à la brigade des mineurs et au centre d’informations sur les droits des femmes et des familles (CIDFF).

Ces poupées, elles en sont très fières, d’autant que fabriquer des poupées sexuées n’était pas facile. Elles se sont également félicitées d’avoir servi cette noble cause. Ensemble elles ont formé une véritable « chaîne de solidarité intergénérationnelle », comme l’a défini Marie-Pierre Lazard.

Ce projet a été imaginé à l’été 2020, et depuis, Marie-Pierre Lazard, conseillère municipale subdéléguée au conseil des droits et devoirs des familles, en a fait son cheval de bataille. Et voilà qu’à peine plus d’un an et demi plus tard, ce projet s’est vu matérialisé en 32 poupées de chiffon sexuées, représentant différentes origines, des filles, des garçons, des adultes et des enfants, et toutes confectionnées à la main. Créer des poupées toutes différentes est un point sur lequel la conseillère municipale a insisté, cela permet en effet aux enfants de choisir la poupée qui les attire le plus afin qu’ils adhèrent mieux aux questionnements des policiers.

Ces poupées ne serviront pas de jeu mais bien d’un outil pragmatique, insiste la conseillère municipale. « Il s’agit de demander aux enfants de mimer sur la poupée ce qu’il s’est passé, quand ils ont du mal à le verbaliser. Plein de raisons font que les enfants ont du mal à s’exprimer, même quand ils ont le vocabulaire nécessaire, notamment la peur de l’agresseur, la peur des représailles, la peur de faire exploser la famille, la peur de ne pas être cru » confie Marie-Pierre Lazard.

Le soutien de ces seniors sera donc d’une aide précieuse pour les enfants en souffrance et un outil nécessaire pour faciliter l’audition des enfants concernés.

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Jane Doe

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