Situation de plus en plus inquiétante à Carrefour TNL

La semaine dernière, un cluster a été déclaré au Carrefour de Nice TNL. Plus d’une dizaine d’employés du service caisse ont été testés positifs au COVID-19. Déjà en difficulté depuis le début de la crise, les salariés présents en caisse ne savent plus comment réagir face à ce manque de personnel.

Depuis que le COVID-19 est arrivé au sein de l’équipe caisse de Carrefour, il est devenu difficile pour les salariés de travailler dans de bonnes conditions. Une fatigue psychologique et physique s’installe, pendant que la charge de travail, elle, s’intensifie. Deux employés ont accepté de témoigner (les prénoms ont été modifiés pour conserver l’anonymat).

Chloé : "Quand je suis arrivée, les premiers mois, tout se passait bien. La charge de travail était largement supportable et les clients plutôt souriants. Depuis la pandémie, il n’y a plus aucun respect de la part de la clientèle, les gens ont peur. Du fait des contaminations, il y a moins de caissiers mais beaucoup de clients, ce qui donne beaucoup de pression. Il faut faire attention à tout ce que l’on fait."

Ella : "Le flux de clients ne diminue a aucun moment de la journée. Les personnes attendent parfois jusqu’à 25 à 30 minutes, ce qui se ressent à leur arrivée en caisse. Ils font ressentir leur mécontentement aux hôtes de caisse, ce qui est fatiguant psychologiquement. On doit souvent se débrouiller en autonomie, les managers et les rollers étant toujours eux-mêmes débordés. Alors que certains salariés redoublent d’efforts pour améliorer la situation, d’autres n’arrangent pas les choses en laissant des caisses sales et en partageant une attitude négative."

Un rythme intensif

L’enseigne elle-même étant débordée, il paraît difficile de correctement gérer la situation en caisse. Le manque du personnel contaminé se fait ressentir, et peu de mesures sont prises pour aider les employés.

Chloé : "Carrefour ne fait rien pour changer les choses. Ils pourraient embaucher de nouvelles personnes, mais ils ne le font pas. Ils préfèrent demander aux étudiants de doubler le temps de travail alors qu’eux-mêmes sont en pleine rentrée scolaire. La fatigue se fait ressentir de jours en jours..."

Ella : "Trop peu de mesures sont prises pour nous soulager... Nos pauses, régulièrement, ne sont plus données. Certains restent en caisse pendant 5 heures sans aucune pause. Si celles-ci nous sont données, elles le sont toujours en retard. Il est difficile pour les managers, avec le manque de personnel, de respecter le planning."

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