EPHAD : situation sous contrôle à la Villa Medicis

Pendant cette crise sanitaire, la situation des EPHAD était plus que préoccupante. Le groupe villa Medicis (neuf résidences en France) a pourtant su gérer la situation avec succès. Soucieux de la santé de leurs résidents, le personnel est préparé en cas de deuxième vague.

Lionel de Vasselot est le directeur adjoint de cette grande organisation. Le coronavirus, il l’avait vu venir déjà une semaine avant les annonces gouvernementales. Prévenu par des médecins de premiers cas à Strasbourg, il a directement réagit : « cela a permis de commander les stocks nécessaires avant les pénuries. De ce fait, nous n’avons manqué de rien. Tous nos résidents devaient porter un masque dès la sortie de leur appartement. »
De cette manière, le complexe a pu apporter à ses résidents les masques et gels hydroalcooliques nécessaires à leur protection. La majorité des résidents et familles ont été coopératifs et ont donc accepté les mesures barrières : confinement, masques, distanciation sociale... Les cas de refus sont anecdotiques : « il est vrai que très rarement, cela a été compliqué. Certaines personnes âgées, ayant beaucoup de vécu souhaitaient que nous les laissions vivre. Mais même eux ont fini par comprendre que ces mesures sont nécessaires. Pour les aider, nous avons embauché des psychologues pendant le confinement. Nous organisions aussi de petites animations en cercle restreint. Cela leur a permis de tenir le coup ». Aucun cas de coronavirus n’a été détecté au sein des résidents et des employés. Les familles en sont aujourd’hui reconnaissantes, conscients de l’énergie fournie pour protéger leur famille : « Nous avons reçu plusieurs mots de remerciements des familles. Cela fait très plaisir et remonte le moral de nos équipes. ».

Et en cas de deuxième vague ?

« Je ne sais pas s’il y aura une deuxième vague, je ne suis pas scientifique. Mais une chose est sure, c’est que si cela devait arriver, nous serions prêts ». Des stocks de masques et de gels sont toujours disponibles. Les équipes, même si épuisées, pourraient appréhender mieux les choses, ayant déjà connu la situation. Un point positif est l’usage d’Internet. Les résidents ont appris à utiliser les nouvelles technologies, ce qui leur permettrait donc de rester en contact avec leurs proches : « pendant le confinement, les résidents ont appris à utiliser Skype, Zoom... Des familles qui venaient très rarement à la Villa se parlaient alors tous les jours. C’est comme si le COVID-19 avait permis de recréer du lien. Un mal pour un peu de bien ! ».

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Jane Doe

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