Un confinement identique à celui des deux derniers week-ends

À l'occasion d'une conférence de presse organisée à la préfecture, le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez, a défini les modalités du confinement prévu ce week-end.

Il y avait peu de suspense. Après l’annonce d’un nouveau confinement ce week-end, les regards étaient tournés vers Bernard Gonzalez. Le préfet devait définir les modalités de ce confinement. À l’image de Christian Estrosi, le maire de la ville de Nice, plusieurs voix s’étaient élevées afin de bénéficier d’une durée de sortie de 3 heures, et non pas une heure.

Mais l’hypothèse a été rapidement écartée. En effet, le confinement sera identique à celui mis en place lors des deux derniers week-ends. Aucune sortie ne sera donc autorisée entre vendredi 18h, et lundi 6h, sauf muni d’une attestation de sortie. "Je partage la déception des habitants du littoral, explique Bernard Gonzalez. Cela va être difficile, mais il ne faut pas gâcher ce week-end nos efforts effectués ces dernières semaines."

Cette décision s’explique par une forte tension sur les structures hospitalières. "Le taux d’incidence a diminué mais il est toujours supérieur à la moyenne nationale", détaille Romain Alexandre, délégué départemental de l’Agence Régionale de la Santé. En effet, le taux d’incidence est désormais de 484 dans les Alpes-Maritimes, contre 222 à l’échelon national.

Une accélération de la vaccination

Conscient d’un éventuel relâchement de la population, Bernard Gonzalez a rappelé la mise en place de nombreux contrôles des forces de l’ordre durant le week-end. Tout cela afin d’éviter de potentiels rassemblements pouvant entraîner la propagation de la Covid-19. De son côté, la vaccination devrait se poursuivre de manière accélérée durant le week-end.

En effet, le département s’apprête à recevoir 10 000 doses de vaccin Pfizer dans les heures à venir, mais aussi 14 000 doses de vaccin Moderna la semaine prochaine. À l’heure actuelle, plus de 146 500 doses ont été injectées, dont près de 110 000 dans les centres de vaccination. Une bonne nouvelle pour le professeur Jean Dellamonica, professeur de médecine au Centre Hospitalier Universitaire de Nice : "La vaccination est la solution durable, et j’espère qu’elle va nous permettre de sortir de cette situation."

Pour conclure, Bernard Gonzalez a souhaité passer un dernier message aux Azuréens concernés par ce confinement. "Ces mesures sont des restrictions lourdes, reconnait le préfet. Mais il s’agit de notre voix de salut. Je remercie d’avance les habitants pour leur civisme, et je sais qu’ils auront à cœur de prouver leur solidarité au reste de la France."

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Jane Doe

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