Une autre marche contre la future loi de sécurité

Marchez, marchez ça vous fera du bien. C'est ce slogan pour la bonne santé qui motive les marcheurs du samedi après-midi ? Ceux qui trouvent toujours une raison pour manifester contre quelqu'un ou quelque chose.

En ce moment c’est la loi de sécurité (en discussion au Parlement) qui est dans le viseur. Demain qui sait... comme on dit, qui cherche finit pour trouver ! Avec un peu de fantaisie on devrait pouvoir y arriver ! Hier ils étaient entre 300 et 500 à se promener le long de l’itinéraire habituel, gare Thiers, place Masséna, promenade du Paillon, place Garibaldi.

Pourquoi les priver de cet hubris qui les motive et leur fait gonfler la poitrine ?

On pourrait leur présenter le dicton populaire qui dit : "la liberté des uns s’arrête là où commence la liberté des autres", c’est-à-dire la quasi-totalité de la population qui doit subir leurs pérégrinations citadines.

Si on voulait jouer les intellectuels, on pourrait ressortir de la bibliothèque le magistral essai du philosophe anglais John Stuart Mills, "On liberty" (De la liberté) publié en 1859 qui encadre bien les limites de la liberté individuelle par rapport à la société.

Mais, au vu des sujets protagonistes de ces marches, on finit pour se replier sur un livre moins exigeant mais au titre évocateur : "La tyrannie des bouffons" qui nous fait réfléchir sur le pouvoir grotesque . Comme écrivait Michel Foucault : "le grotesque c’est l’un des procédés essentiels à la souveraineté arbitraire".

Celle que les citoyens doivent subir les samedis après-midi par les bouffons qui manifestent.

Photo : A.C

Partager

Laisser un commentaire