Une reprise économique complète dépend du vaccin contre la Covid-19

Au niveau mondial, les infections cumulées se montent désormais à plus de 33 millions. Dans de nombreux pays, elles sont supérieures aux pics initiaux de mars et avril. L'augmentation des tests explique cette hausse des infections et si le nombre total de décès recensés depuis le début de la pandémie dépasse désormais le million, l'amélioration des connaissances médicales et des traitements, ainsi que le profil d'âge plus jeune des patients, rendent la pandémie nettement moins meurtrière.

Plus de 240 vaccins contre le Covid-19 sont actuellement en cours de développement, dont dix se trouvent en phase III d’essais cliniques, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). *

Il semble raisonnable de penser qu’une grande partie des efforts de l’industrie de la santé pour identifier des thérapies et un vaccin, ainsi que les mesures de santé publique et les applications de traçage, commenceront à porter leurs fruits dans les mois à venir. Seul un vaccin largement accessible pourrait ouvrir la voie à une reprise économique plus complète.

Plusieurs gouvernements représentant 60 % de la population mondiale, dont l’Union européenne, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada et le Japon, ont signé le programme commun de l’OMS pour l’achat de vaccins.

Ce programme de l’OMS, connu sous le nom de Covax, et auquel il manque les quatre cinquièmes des 15 milliards de dollars nécessaires, vise à acquérir jusqu’à 2 milliards de doses de vaccins d’ici fin 2021, selon l’organisation.

Tant que l’on ne pourra protéger les populations contre le virus, environ un dixième de l’activité mondiale, y compris les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et du divertissement, ne renouera pas avec son rythme de croissance d’avant la pandémie.

La réponse à la grande crise financière de 2008 a été rapide et solidaire. Douze ans plus tard, la pandémie de Covid-19 s’est heurtée à des approches lentes et fragmentées, voire nationalistes et concurrentielles. La pandémie a ainsi mis en évidence les fragilités géopolitiques et l’absence de coopération multilatérale compromettant toute action coordonnée.

Il s’agit de la première pandémie mondiale depuis un siècle. Il serait téméraire de présumer que ce sera la dernière. C’est aussi la première fois dans l’histoire que l’on dispose de technologies permettant de faire face aussi rapidement à une pandémie, grâce à l’analyse, au traçage et aux traitements ainsi qu’à d’éventuels vaccins.

*Une fois qu’un vaccin atteint cette dernière phase de test, sa probabilité de succès est d’environ 85%,

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