Vaccination : ne pas oublier les anciens "minorés"

Après une longue et prestigieuse carrière politique au niveau local , Patrick Allemand s'est confiné au social animant l'association Nice au coeur. Il intervient souvent sur les sujets de la vie citadine et essaye de jouer ,dans le débat, le rôle de la guêpe. Parfois il choisit des sujets abscons , d'autres fois ses alertes sont utiles. L'argument qu'il propose ci-dessous mérite attention et prise en charge.

Au fur et à mesure que la vaccination des plus de 70 ans avance, on s’aperçoit que certaines populations ne se sont toujours pas préinscrites. C’est notamment le cas des « chibanis » et de certaines populations souvent analphabètes résidant dans les quartiers populaires.

Concernant les « chibanis », ces travailleurs isolés immigrés arrivés dans les années 60 en France et souvent regroupés dans les anciens foyers de travailleurs (Sonacotra) aujourd’hui appelés résidences Adoma, en raison de la pandémie, ces hommes souffrent également de solitude et sont sans perspective de rentrer au pays. Avec la fermeture des frontières et la fermeture des lieux de sociabilité comme les locaux associatifs ou les bars de quartier qu’ils fréquentent, ils sont déboussolés et très affectés mentalement.

Concernant les personnes âgés d’origines étrangères vivant dans les quartiers populaires, qui sont souvent analphabètes, elles ne se sont majoritairement pas préinscrites pour se faire vacciner.

C’est pourquoi, compte tenu de l’âge des ces personnes (plus de 70 et 80 ans) et du fait qu’il s’agit d’une population qui est en grande partie analphabète, je souhaite interpeller le maire de la ville sur cette situation. Je lui demande de mener auprès de ces populations une action spécifique d’information concernant la Covid-19, et, tout en respectant le principe d’adhésion volontaire à la vaccination, de mandater du personnel municipal ou associatif (qui se déplacerait dans les différents endroits) pour les préinscrire.

Ces personnes habitent souvent à Nice depuis des dizaines d’années et font partie des populations qu’il faut aller chercher et ne surtout pas oublier.

C’est un enjeu sanitaire et un enjeu humanitaire.

Patrick Allemand, président de Nice au coeur

Partager

Laisser un commentaire