Vers un nouveau confinement dans les Alpes-Maritimes ?

Olivier Véran était ce samedi en visite à Nice pour faire un nouveau point sur la situation sanitaire dans les Alpes-Maritimes.

L’hôpital l’Archet était au centre des attentions en ce week-end ensoleillé. Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, s’est rendu à Nice pour faire un point sur la situation sanitaire alarmante des Alpes-Maritimes. Pour preuve, le département possède le taux d’incidence le plus élevé de France, avec notamment un taux de plus de 700 pour 1000 habitants dans la métropole niçoise, contre 190 à l’échelle nationale. "Nice, c’est aussi la métropole où l’incidence virale est la plus haute dans notre pays. Chaque jour, à Nice, il y a 500 personnes qui tombent malades de la Covid", explique Olivier Véran.

Accueilli à l’hôpital par des huées de la part de soignants et syndicalistes, le ministre était accompagné du maire de la ville de Nice, Christian Estrosi. Les deux hommes ont évoqué les semaines à venir, et les éventuelles options pour empêcher la propagation du virus. Malgré l’arrivée de nombreuses doses de vaccins dans les prochains jours, Olivier Véran a évoqué ces craintes : "J’ai peur que cela ne suffise pas et qu’il faille prendre des mesures complémentaires." Une déclaration pouvant laisser entrevoir un durcissement des règles.

"Une accentuation du couvre-feu, voire un confinement partiel ou total"

Olivier Véran pourrait officialiser de nouvelles mesures dans les prochaines 48 heures : "Cela pourrait prendre la forme d’une accentuation du couvre-feu, voire d’un confinement partiel ou total." De son côté, Christian Estrosi devrait demander un renforcement des contrôles pour faire respecter ces règles. "Si nous devions aller à un confinement partiel, ou un peu plus important dans les jours qui viennent en fonction de l’évolution de l’épidémie, je les soutiendrais de la même manière", assure le maire de la ville. Christian Estrosi a également évoqué la possibilité d’un "confinement à l’occasion de chaque week-end." La décision des élus devrait donc intervenir dans les prochaines heures.

Le corps médical était néanmoins satisfait de la venue d’Olivier Véran, comme le souligne le Professeur Jean Dellamonica, affecté au service de réanimation : "La visite, faite dans les différents services, montre que la Covid, ce n’est pas que la réanimation. Ce sont des patients qui sont en infectiologie, en rééducation... Nous sommes des soignants qui travaillent main dans la main pour que l’on avance vers le meilleur." "La situation reste préoccupante, conclut Michel Fuentes, secrétaire général de la branche santé du syndicat Force Ouvrière dans les Alpes-Maritimes. On a des difficultés, avec la fuite des médecins, des infirmiers... Si vous voulez bien soigner les patients, il faut prendre soin des soignants aussi. C’est ce que j’ai dit au ministre, et c’est ce que je vais continuer à revendiquer."

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Jane Doe

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