Villeneuve-Loubet : le nouveau Centre de Supervision Urbain est en fonction

Ce mardi avait lieu l'inauguration du nouveau Centre de Supervision Urbain de Villeneuve-Loubet, et la présentation du nouvel équipement de la Police Municipale. L'évènement s'est déroulé en présence de Lionnel Luca, maire de Villeneuve Loubet et vice-Président de la CASA, Albert Calamuso, adjoint en charge de la tranquillité publique et Claude Jean-Calixte, Chef de la Police Municipale.

Au sein du commissariat de la Police Municipale est désormais installé le CSU, destiné a l’amélioration de la sécurité des biens et des personnes. La petite salle, véritable « tour de contrôle », est équipée de 9 écrans sur totems, de 4 écrans sur mobilier adapté et d’un écran annexe. Elle permet de centraliser les images des 70 caméras de vidéo protection réparties sur le territoire communal (autour de quatre zones clés), et d’analyser les données visionnées en temps réel ou différé. La conservation des images est néanmoins limitée dans le temps, 28 jours maximum selon la loi. Le CSU apparaît comme une structure vitale pour les services communaux, en réduisant le temps d’intervention par l’augmentation de la réactivité.

« Nous avons les mêmes problématiques que les grandes villes, notamment avec la délinquance. La commune est traversée par de nombreux axes routiers, ainsi que la gare SNCF, nous sommes donc un lieu de transit où toutes sortes de trafics peuvent avoir lieu. Notre superficie est égale à celle de Cannes, et l’été, la population grimpe jusqu’à 45 000 personnes », justifie Albert Calamuso.

Les secteurs d’implantations des caméras ont pour objectif de répondre à cinq grandes problématiques pouvant être rencontrées par la commune :

1 - La sécurité des biens et des personnes
2 - La protection des bâtiments publics et leurs abords
3 - La gestion de l’espace public
4 - La régulation du trafic routier
5 - La constatation des infractions aux règles de circulation et de stationnement.

Il existe également 3 caméras « Crues » du Loup, afin de prévenir les risques d’inondations en permettant d’alerter et d’évacuer la population plus rapidement.

Les policiers municipaux ont également reçus des équipements plus modernes et adaptés aux situations auxquelles ils font face. Ils disposent, par exemple, de quatre caméras piétons dont le port permet de filmer les interventions (sous autorisation préfectorale) et de fournir des preuves en cas de litige. « En cas de conflit, nous pouvons activer cette caméra, mais chaque agent ne le fera pas pour la même situation. Cela dépend de notre réaction face à une insulte ou un outrage », précise Claude Jean-Calixte.

Sur une période de six mois, le CSU a comptabilisé 377 évènements signalés par vidéo, ce qui équivaut à une moyenne de deux par jours.

Les opérateurs du CSU sont les Agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP) et les policiers municipaux qui partagent le temps de travail entre le terrain et la surveillance vidéo. Ils reçoivent une formation de cinq jours concernant la législation et l’exploitation du traitement des images, selon un référentiel du Centre National de la Fonction Territorial. Tout cela est très encadré par les normes règlementaires des libertés publiques et individuelles, et contrôlé par la Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL).

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Jane Doe

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