Création d’un Centre Mondial de Lutte contre les Feux : une initiative qui veut faire feu de tout bois

L'association OMPE crée en 2013 et dirigée par Gilles Lazzarini veut pouvoir lutter efficacement contre les feux d'incendie en particulier. Leur objectif est de pouvoir directement agir grâce à la création de projets censés améliorer le travail de préservation de l'environnement.

Comment s’articule votre association ?

Cette association a pour objectif de sensibiliser le grand public sur les problématiques environnementales et la biodiversité. Elle a un spectre global et non local. Cette envergure a été imaginée dès sa création en 2013. À l’époque, on était considéré comme des moutons par rapports aux autres associations qui avaient tendance à faire des actions locales, voire communales.

Pourquoi avez-vous voulu vous tourner vers l’innovation technologique plutôt que la prévention ?

On s’est rendu compte très vite que le risque et le danger de la perte de la biodiversité et de la destruction de l’environnement était une problématique liée à tous le pays du monde. La preuve en est avec les feux de forêts.
On a des propositions type innovations technologiques avec une envergure mondiale. Parmi eux, on a l’absorbeur de CO2, la création des parcs Darwin ou encore le SEURFF (Système d’Extinction Ultra-Rapide des Feux de Forêts). L’idée du SEURFF a été imaginée par notre groupe de travail scientifique et moi-même. On voulait trouver un système afin de pouvoir éteindre les feux de forêts plus rapidement. Ainsi, ils pourront être maitrisés en quelques heures ou quelques jours selon l’intensité de l’incendie.

Comment fonctionne le SEURFF ?

Le SEURFF est une sorte de package avec plusieurs solutions. Ainsi, on a une solution assez innovante et qui est développée par plusieurs scientifiques dans le monde. C’est la propulsion d’azote. Il faut savoir que le système actuel d’extinction des feux de forêt est fait à base d’eau est un système qui existe depuis l’antiquité. Il n’y a pas eu d’évolution majeure à part l’intégration des retardateurs dans l’eau et l’utilisation de l’aviation comme les bombardiers d’eau.

Comment vous est venu l’idée de ces projets et quel est leur point commun ?

C’est dû à une synthèse de plusieurs constats qu’on a pu faire. Le premier a été de dire que les innovations dans le monde reposent que sur des rendements commerciaux. De plus, la problématique qui apparait lorsqu’on réfléchit au problème, c’est que la préservation des animaux en voie de disparition, la diminution du taux de C02, enlever les particules dans l’air et les déchets dans l’océan, ça ne rapporte pas d’argent et ne rentre pas dans ce système du « fric ». À un moment, il a fallu se demander, quels sont nos besoins ? Ces besoins-là, peuvent-ils rapporter de l’argent ou se conjuguer sous forme de start-up ? La réponse est évidemment non car il y a aucun mécène ou de banque qui accepterait de soutenir un projet qui ne rapporte pas d’argent dans le système économique actuel, qui fonctionne très bien, les innovations technologiques ne rentrent pas dans ce système.
D’une part, d’un point de vue purement financier, pour créer ce centre de lutte, il faudrait pour commencer un million d’euros. Cela représente 10% du montant de l’astreinte semestrielle que l’État français doit payer au conseil d’État depuis le 10 juillet. Cette décision doit pouvoir permettre à l’État français de se remettre en ordre de bataille vis-à-vis de ses directives et de ses approches en rapport avec l’amélioration du taux de CO2. Le conseil d’État a donc infligé une amende de dix millions d’euros. On pourrait aussi imaginer la Commission européenne mettre la main à la poche et fiancer ce centre de recherche. Elle en a la possibilité sachant qu’elle travaille sur le Green deal. Nous avons aussi le fond vert international qui a été mis en place par plusieurs pays dans le monde. On a aussi le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) gérée par l’ONU. Si on prend par exemple un excédent financier au niveau national comme Notre Dame de Paris. Les dons reçus pour sa reconstruction ont dépassé le milliard d’euros alors que si on regarde les précédentes rénovations de monuments en Europe, on atteint des sommes de l’ordre de 50 millions d’euros. On a donc de trop-perçus de dons d’environ 950 millions d’euros.

Ce centre sera t-il dédié uniquement à la recherche et à la lutte ?

Le SURRFF contient en son sein des drones de surveillances pour les départs de feux. Il y a déjà plusieurs pays qui font ça en y rajoutant de l’innovation donc bien sûr qu’il y aura un panel dédié à la surveillance. Il faut se baser sur le principe des trois 30 (vent, sécheresse, température) qui est très connue des pompiers qui font très bien leur travail. Les trois 30 peuvent s’expliquer de la manière suivante : un feu est difficile à éteindre voire impossible à éteindre si la température de l’air dépasse les 30°, si le taux d’humidité est inférieur à 30% et si les vents sont supérieurs à 30km/h. Par exemple, lors des incendies en Australie l’an dernier, on a eu les trois paramètres qui ont été dépassés alors qu’il suffit qu’un critère soit dépassé pour rendre l’extinction d’un feu difficile. En Suède et en Sibérie, on a deux des paramètres dépassés. On ne peut donc pas fonctionner avec ces nouveaux feux.

Quel est votre sentiment envers les actions des hommes politiques actuels en faveur de l’écologie ?

On est dans une politique de réparation et de pansements tant au niveau politique que fonctionnel et ça touche tous les corps de l’économie et des politique mondiale. C’est des pays qui sont capable de réparer les plaies et donc sont capable de prendre des décisions à postériori, mais les hommes politiques sont incapables d’anticiper et prendre des décisions au préalable aux drames et aux différents catastrophes.

Quid de votre parti politique P5 ?

On est un parti neuf donc on a aucun lien avec des partis déjà existant comme le PS, la République En Marche, LR... ni avec les lobbys français ou les ministères en place, des fonctionnaires ou encore des diplomates.
Bien entendu, on va être présent sur tous les axes. L’un de nos sujets forts est de placer le ministre de l’Écologie au-dessus de tous les autres pour qu’il soit transversal et que toutes les décisions soient prise en fonction du ministère l’écologie. C’est déjà en discussion entre le Président et le Premier ministre. Par exemple, on pourrait faire des taxes sur l’agriculture ou des subventions et tous passeraient par l’écologie. Il faut savoir que P5 est un parti comme les autres. On traite d’abord des problématiques habituels, du citoyen et du pays. On est pour le moment a peu près 250 membres.

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Jane Doe

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