"Deal !", l’Europe est plus forte et plus unie après l’accord du summit de Bruxelles

"Deal !", écrit le président du Conseil européen Charles Michel sur Twitter. Et quelques minutes plus tard, il déclare : "nous l'avons fait, l'Europe est forte et unie". C'est une bonne affaire et une bonne affaire", a-t-il commenté visiblement satisfait. "Et c'est un signe concret que l'Europe est une force en action", a ajouté Michel. Les dirigeants européens engagés dans de dures négociations depuis vendredi dernier, à 5h31 du matin de mardi, après une nouvelle nuit de négociations, les yeux encerclés de fatigue approuvent le texte des derniers éloges et applaudissements un sommet combattu jusqu'au dernier, qui à plusieurs reprises est venu à un pas de l'échec et s'est résolu sur le fil de laine lors de la énième réunion sur les réformes entre Conte et Rutte, menée par Merkel et Macron qui avaient écrit le scénario avec leur accord datant de quelques semaines et qui ont été les metteurs en scène de ce summit.

Le Fonds de relance est enfin convenu : il dispose d’un budget de 750 milliards d’euros, dont 390 milliards de subventions. Le droit de veto « frugal » tombe, mais le plan de réforme pour accéder aux fonds devra être approuvé à la majorité qualifiée.

L’extraordinaire plan de 750 milliards pour sauver les pays les plus touchés par Covid de la crise financière pourrait donc voir le jour. L’argent qui sera collecté à Bruxelles via les euro-obligations. Une étape historique pour l’Union, qui change les politiques économiques du continent à l’issue d’un sommet dramatique qui a duré cinq jours de négociations, dépasse en longueur le record de quatre jours et quatre nuits de pourparlers lors du sommet de Nice de 2000 quand fut décidé l’élargissement de l’UE aux pays de l’est issus du bloc soviétique.

"C’est une journée historique pour l’Europe", commente le président français Emmanuel Macron . "L’Europe a montré qu’elle était capable d’ouvrir de nouveaux horizons dans une situation aussi particulière", a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel lors de la conférence de presse conjointe avec Macron.

"Un paquet sans précédent - rappelle la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen - Le mécanisme de relance et de résilience est établi de manière très claire : il est volontaire, mais ceux qui y accèdent doivent s’aligner sur le semestre européen et les recommandations aux pays". "Jusqu’à présent, il appartenait uniquement aux pays de les respecter ou non - ajoute-t-il - mais désormais les recommandations sont liées aux subventions et aux prêts potentiels".

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