Elections européennes : 3 enseignements

1) L’OPA de Macron a réussi. Que ça plaise ou non, LREM est à présent en position d’alternative "progressiste" unique face à un RN/FN bien installé. La droite — spécifiquement dans sa fraction RPR/bonapartiste potentiellement concurrente du FN — a quasiment disparu, le PS, l’autre nom du "progressisme" au cours des dernières décennies, existe à peine.

2) Le sauvetage de la planète remplace la quête de justice sociale comme élément structurant du combat politique. Il devient la polarité principale du vote jeune. Chez les 18-34 ans, le premier parti pour lequel on a voté c’est EELV : plus de 25%... le PS a recueilli lui moins de 5% des voix.

3) Non, l’arrivée au pouvoir (en France) du RN n’est pas inscrite. Alors que la liste Bardella comptait profiter de 6 mois de contestation sociale et qu’elle a été la première bénéficiaire du vote Gilets Jaunes (44% des votants se déclarant "très proches" des GJ ont voté pour le RN, 24 points de plus que FI en 2nde position !) le RN est 1,5 point au-dessous de son score de 2014. Stable au mieux.

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