Elections sénatoriales : ça commence à chauffer, les Républicains rafleront-ils la mise ?

Les vacances mises en archive, la politique reprend ses droits et les sénatoriale vont occuper la une de l'agenda des prochaines semaines. En fait, elle sont précédés par les diverses université d'été des partis traditionnels et mouvements unipersonnels qui polluent dans le vaste archipel du monde politique : le problème des organisateurs est ces simples camarillas ont la caractéristique commune de n'intéresser personne, sauf les promoteurs et leur entourage.

Donc ce sera le 27 septembre que les français et les azuréens éliront 178 sénateurs, dont cinq qui représenteront les Alpes-Maritimes. Ils siègeront pendant six ans.

Moins connues, ces élections permettent pourtant d’élire les sénateurs. Ils ne sont pas directement élus par les Français, mais par un collège d’environ 87000 "grands électeurs", au suffrage universel indirect.*

Terre de droite, les Républicains ont quatre sénateurs sortants sur cinq (le socialiste Marc Daunis, ancien maire de Valbonne).

Ayant conservé que deux députés sortant (Dominique Estrosi-Sassone et l’ancien maire de Mandelieu Henri Leroy ) ils présentent des figures relativement peu connues (le Vice-Président régional Philippe Tabarot, la conseillère départementale Alexandra Borchio-Fontimp, la maire de Gillettte Patrcia Demas), issues d’un dosage territorial et des chapelles politiques, et misent sur l’en-plein.

Les résultats des récentes municipales confortent cette prévision mais, dans ce genre d’élections, se produit toujours une certaine indiscipline de vote, les relations personnelles et le niveau local, pouvant l’influencer, même si d’un pourcentage modeste (max 15/20%).

Face à eux, se trouvera une "petite" armada d’une gauche retrouvée (PCF, PS, EE-LV), négocié âprement par les ténors des trois partis, composées de colistiers inédits : Alain Michelis (PCF), Mathilde Tessier (EE-LV), Fréderic Pellegrinetti (PS), Chantal Chasseriaud (PS), Didier Cherel (EE-LV).

Quelle chance ont-ils de démentir les pronostiques ? Honnêtement, elles sont quasi nulles mais ce rapprochement entre les composantes traditionnelles de la gauche (hors LFI) doit être salué. Il était temps que les susceptibilités personnelles soient mises de côté.

On a aussi notice d’une candidature indépendante, celle de la vençoise et ciottiste Anne Satonnet. Sera-t-elle supportée "officieusement" par son mentor ou s’agit-il d’une simple initiative téméraire ? Nous ne le sauront qu’après le dépouillement des bulletins de vote.

Reste maintenant aux candidats de faire le tour des communes pour rencontrer les grands électeurs. Supportés par les maires ( le département est quasi-totalement coloré de bleu), les candidats républicains sont grandement facilités.

Le professionnalisme de la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone assure l’efficacité de cette action qui, par ailleurs, est déjà commencée avec la présentation officielle de la liste à Falicon en présence de nombreux maire et adjoints : "Notre liste Unis pour les Alpes-Maritimes a été heureuse de ces échanges placés sous le signe du respect, de la confiance et de la proximité construits au fil des années", a affirmé Dominique Estrosi-Sassone.

*Parmi les grands électeurs, on trouve les députés et des sénateurs de chaque circonscription, des conseillers régionaux élus dans le département, des conseillers généraux et surtout des délégués des conseils municipaux. Ces derniers représentant 95% des électeurs des sénateurs.

Tous les trois ans, on renouvelle la moitié du sénat. Actuellement au sénat on compte 119 femmes et 229 hommes.

Depuis 2017, il est interdit de cumuler le mandat de sénateur avec une fonction exécutive locale. Les sénateurs ne peuvent ainsi plus être maire ou président de région ou de département.

L’indemnité parlementaire d’un sénateur s’élève à 5 380,72 € net par mois. Elle comprend une indemnité de résidence et de fonction et varie selon les missions du sénateur.

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