Etats-Unis : le "mardi" électoral approche...

Bien qu’étant en désaccord sur la plupart des sujets, les citoyens américains s’entendent sur une chose : le pays est menacé par le “fascisme” et c’est l’avenir de la “démocratie” qui est en jeu dans les prochaines élections. Tandis que la focalisation du débat politique américain sur la menace “fasciste” est relativement nouvelle, l’idée selon laquelle le scrutin à venir sera déterminant pour l’avenir de la démocratie américaine ne l’est pas.

Depuis les “élections volées” de 2000, chaque président en exercice a été considéré comme illégitime par une partie (croissante) du camp adverse, de George W. Bush à Donald Trump, en passant par Barack Obama. Et même en cas de victoire écrasante, ce que lui prédisent la plupart des enquêtes d’opinions, Joe Biden n’y échappera pas.

Affirmer que les prochaines présidentielles américaines seront “la plus importante élection de tous les temps” est une légère exagération : on peut aisément soutenir que le scrutin de novembre 1932 à Weimar n’était pas moins important.

Il est toutefois certain que le rendez-vous électoral du 3 novembre aura une incidence majeure sur les Etats-Unis et au-delà. Les électeurs américains, en décidant de la trajectoire future d’une superpuissance, même déclinante, influenceront d’une manière significative la politique mondiale et européenne. Une bonne compréhension des enjeux de ce vote est donc de première importance pour les Européens. Voyons, tout d’abord, ce qu’en disent les chiffres.

Il n’est jamais aisé de rédiger une analyse qui soit toujours valide à la date de sa publication. L’exercice est d’autant plus compliqué qu’il s’agit ici d’examiner des sondages et l’humeur politique changeante des électeurs américains.

Reste que l’on peut affirmer avec quelque certitude que Joe Biden, candidat du parti démocrate, remportera le vote populaire ; et probablement avec une marge plus confortable encore qu’Hillary Clinton en 2016 (celle-ci avait alors battu Donald Trump de 2%, soit près de trois millions de voix !).

Ceci ne présage toutefois en rien du résultat final de ces élections, du fait du caractère non démocratique du système politique américain. Rappelons qu’en 2016 le Collège électoral, sur lequel l’Amérique rurale exerce une influence disproportionnée par rapport à son poids démographique, avait élu Donald Trump avec une confortable majorité.

source : VoxEurope

Partager

Laisser un commentaire