Européennes : après les résultats, l’analyse

Les listes RN et LREM ont largement devancé les autres dimanche soir, le Rassemblement national devance d’une courte tête la liste Renaissance.

Moralité : le référendum anti-Macron n’a pas eu lieu et ceux qui pariaient sur un retour du vieux clivage gauche-droite à l’occasion de ce premier test électoral depuis la présidentielle, en sont pour leurs frais.

Mieux, les macronistes considèrent que les Français, par leur vote, leur ont ainsi donné mandat pour poursuivre et même accélérer les réformes, à commencer par celles de l’assurance chômage et des retraites. Des marcheurs imaginent déjà Macron réélu dans un fauteuil en 2022 : « Le meilleur rempart au RN, c’est lui ! ».

Et tout se passe comme si cette dramatisation, voulue par le président et sa meilleure ennemie Marine Le Pen, avait fait bondir la participation à un niveau inédit depuis 1994 : plus de 50 %, 7 à 10 points de plus qu’aux européennes de 2014.

Autre motif de satisfaction pour le chef de l’État et les siens, les deux partis qui ont trusté pendant des décennies la vie politique, le PS et LR, ne font que 15 % à tous les deux, tandis que La République en marche, née il y a trois petites années, s’approche de son score de 2017.

Avec 8 %, LR fait le plus mauvais score de son histoire,un crash pire que les 12,82 % de 1999 qui avaient contraint la tête de liste Nicolas Sarkozy .

De plus, justifier ce résultat - comme il a fait Laurent Wauquiez - en accusant Macron d’avoir dramatisé le débat, donne l’idée de la confusion mentale et de l’insuffisance d’analyse stratégique de l’équipe qui est aux commandes du parti.

Ultime enseignement et phénomène culturel, les écologistes emmenés par Yannick Jadot se retrouvent propulsés troisième force politique du pays. Si le PS emmené par Raphaël Glucksmann sauve les meubles, à gauche, le vote utile est maintenant le bulletin écologique.

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