Forum Européen pour la Sécurité Urbaine : les villes répondent aux attentes des citoyens

Le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine a démarré mercredi, et se termine vendredi après-midi à Acropolis. 140 villes, issues de 26 pays différents se sont réunies pour discuter de la sécurité.

La Déléguée Générale du Forum Européen pour la Sécurité Urbaine (Efus), Elizabeth Johnston, a commencé par présenter le congrès. Elle a exprimé sa reconnaissance envers la ville de Nice, qui l’accueille cette année, et a remercié Christian Estrosi pour l’organisation.
L’équipe est très fière de rassembler autant de pays différents, diverses manières de vivre et de travailler, et des professions variées.

Le maire de Nice Christian Estrosi, Willy Demeyer le Président de l’Efus et Bourgmestre de Liège, et Margaritis Schinas le Vice-Président de la Commission européenne chargé de la Promotion de notre mode de vie européen ont ensuite pris la parole, à tour de rôle, pour inaugurer ces trois jours de forum.

Le Vice-Président de la Commission européenne a rappelé que l’éducation aux médias et la pensée critique sont essentiels pour distinguer les faits et la fiction en ligne.

Différentes menaces

Christian Estrosi a identifié des menaces pas toujours identifiables, pour lesquelles il faut innover selon la forme qu’elles prennent : le terrorisme et les atteintes à la sécurité, les pandémies et catastrophes naturelles. « La sécurité est la première liberté que nous devons garantir à l’ensemble de nos populations, pour attirer des investisseurs, permettre à nos enfants de grandir sereinement, offir une retraite heureuse à nos séniors, de bonnes conditions d’étude à nos étudiants. Il faut offir un environnement sécurisé. »
Le Président de la Métropole veut accentuer le partenariat entre l’Union Européenne et les municipalités, pour « lutter plus efficacement contre la radicalisation, mieux protéger l’espace public, être plus résilient face aux crises sanitaires et climatiques ».

Le terrorisme

Le terrorisme était au centre des discours. Margaritis Schinas a expliqué la stratégie européenne pour la sécurité. Le programme de lutte contre le terrorisme comprend « des actions concrètes pour aider les Etats, lutter contre la radicalisation et l’extrêmisme violent, et protéger les personnes et les infrastructures, en particulier les espaces publics ».

Les policiers européens ont été formés pour distinguer les drônes « coopératifs » des « non coopératifs », qui représentent une nouvelle menace, afin de contrer les appareils malveillants.

Le dispositif de protection sur la Promenade des Anglais à Nice a été pris en exemple. Le maire de Nice a mentionné la Cnil comme étant une « institution poussiéreuse », car elle lui interdit de l’utiliser, au nom de la loi informatique et libertés de 1978. En effet, il s’agit de reconnaissance faciale pour « surveiller les personnes dangereuses et fichées ». Le Parlement Européen interdit également la reconnaissance automatisée des individus fichés dans les espaces publics.

L’espace Schengen

Le mois prochain, la Commission européenne va présenter une réforme de l’espace Schengen. La réintroduction des contrôles aux frontières intérieures restera une mesure de dernier recours. L’objectif est de renforcer la coopération policière transfrontalière.

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Jane Doe

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