Guerre contre l’islamisme : nous sommes tous concernés

Depuis Charlie, on ne cesse de répéter que nous sommes en guerre sans jamais vraiment nous pénétrer de cet état d’esprit.

Pour cela, il faut en finir avec la fiction d’une poignée de fanatiques à la marginalité sanglante. En réalité, les terroristes ne sont que les soldats de première ligne de l’armée des propagandistes de l’Islam politique.

Lutter contre eux est certes nécessaire pour limiter les conséquences sanglantes de leurs initiatives. Mais il ne faut pas se leurrer, avec les modes opératoires désormais utilisés, même avec un surcroît d’efficacité, l’action de l’Etat ne pourra jamais aboutir à un risque zéro.

Si l’expression "être en guerre" a une réalité, c’est bien contre le projet politique qu’il faut se mobiliser. Bien sûr, c’est à l’Etat de s’adapter pour résister et lutter efficacement contre le communautarisme, litière de l’islamisme. Si sur le plan du renseignement et de la protection militaire les services de l’Etat ont fait beaucoup, ils ont été défaillants en manquant de vigilance devant le développement du communautarisme (le drame de Conflans en est la démonstration absolue). C’est donc là qu’il va falloir enfin agir (le projet de loi Macron en substance va dans le bon sens mais il est terriblement tardif !)

Au delà, c’est à chacun d’entre nous d’être "en guerre". Nous ne pouvons pas être des citoyens passifs, nous devons nous mobiliser.

Ainsi nous devons renoncer à la lâcheté mortifère du "pas de vague" souvent initiée par les politiques et l’administration (je pense en particulier à celle de l’Éducation Nationale qui soutient rarement ses profs) mais qui souvent nous arrange bien. Ainsi, il nous faut refuser d’accepter de guerre lasse les manifestations de communautarisme en contradiction avec la loi mais aussi la pratique républicaine. En clair, il faut faire preuve de courage (y compris physique) pour résister aux intimidations du quotidien. Ni esprit de Vichy, ni syndrome de Stockholm : une affirmation pacifique et résolue de notre ADN républicain.

Pour tout cela, on n’en attend pas moins de nos compatriotes musulmans. Pas plus mais pas moins.

par Patrick Mottard

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