Jérôme Rivière s’affiche à Nice

Nice Première : Jérôme Rivière, une campagne d’affichage 4x3 dans la Ville de Nice. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Jérôme Rivière : J’ai souhaité, alors que s’ouvre ce 1er mai la période pendant laquelle toutes les dépenses des candidats aux élections législatives doivent être retracées dans un compte de campagne, marquer mon encrage à Nice.
Les campagnes d’affichage commerciales sont interdites un an avant les élections, il m’a semblé important de montrer ma détermination à peser sur notre avenir collectif.

Le thème que nous avons retenu avec mon équipe était celui des valeurs. Avant toute appartenance partisane, les politiques doivent affirmer leur attachement à un socle de convictions. Les miennes sont profondément à droite. Je crois aux valeurs de la famille, du travail, et donc à la reconnaissance de l’effort et du mérite. Le respect de l’ordre républicain est aussi un principe avec lequel il ne faut jamais transiger. Enfin, je crois au rôle indispensable de l’Etat comme régulateur et maître des règles du jeu en matière économique. Les lois du marché doivent être encadrées par la notion de bien public, de service au public.

Enfin ces valeurs ont un avenir, c’est en tous cas ce que nous avons affirmé dans cette campagne.
A 42 ans, oui j’ai l’ambition dans mon domaine de compétence -la politique- d’être un des tous premiers à Nice.

NP : Serait-ce un avant-goût des prochaines municipales niçoises ?

JR : Rester indifférent au sort de notre ville, alors que je suis l’un de ses quatre députés, serait pour le moins léger. Si je décide de participer à l’échéance municipale, ce ne sera assurément pas comme co-listier, mais pour présenter une équipe renouvelée et un projet ambitieux pour la ville. Nous serons déjà depuis 8 ans dans le XXIe siècle... je n’en ai pas tous les jours l’impression qu’il s’agisse des projets, des femmes et/ou des hommes qui s’agitent.

NP : D’après-vous qui pourraient être les candidats en lice à la prochaine échéance municipale ?

JR : Deux années avant le scrutin, c’est la question à laquelle je suis sûr de fournir une mauvaise réponse. Ce qui est certain, c’est que je souhaite de nombreuses candidatures. Les niçoises et les niçois doivent pouvoir choisir parmi de nombreuses alternatives. A droite, nous sommes parfois obnubilés par l’union à tout prix. C’est je crois une erreur. Si l’offre est large, les électeurs se déplacent parce qu’ils savent que leur choix compte !

N’oublions pas qu’en 1995, Nice connaît une quadrangulaire au deuxième tour avec trois listes qui s’offrent à l’électeur de droite : les listes du RPR-UDF de JP Barety, celle de J Peyrat et celle du FN de JP Gost. Cette offre, large, a mobilisé les électeurs et la gauche n’a pas gagné...

NP : Quel bilan feriez-vous du dernier mandat de Jacques Peyrat et pensez-vous qu’il sera à nouveau candidat ?

JR : Il est encore trop tôt pour faire un bilan des travaux engagés. Aujourd’hui nous en connaissons l’inconfort et nous vivons dans une perpétuelle désorganisation inhérente à ce type de projets. Mais ce n’est pas sur ce type de bilan que résiderait ma principale critique.

Ce que j’attends d’un Maire, c’est qu’il montre dans ses actions qu’il aime sa ville et ses habitants. Nous sommes la 4e ou 5e ville de France, même les niçois semblent l’avoir oublié ! Je veux voir Nice rayonner, redonner à notre Baie des Anges le souffle qui aujourd’hui lui fait défaut. Pour cela, il faut des niçoises et des niçois qui vivent en sécurité dans une ville propre, tranquille et ambitieuse.

Notre excellence c’est l’accueil des touristes qu’ils soient là pour affaires ou par loisir. Nous redeviendrons les meilleurs si les niçois sont heureux à Nice !

NP : Avant le scrutin municipal se déroulera celui des présidentielles. Avez-vous déjà choisi votre favori ?

JR : Non, c’est un choix difficile et je serai très attentif au projet pour notre pays.

NP : En quelques mots, que pensez-vous de :

JR : Nicolas Sarkozy : il a le bon discours, les paroles doivent maintenant être suivies d’actes concrets.

Dominique de Villepin : il avait raison sur le CPE, il ne fallait pas céder. Alors pourquoi accepter la lâcheté d’une partie de la majorité ?

Philippe de Villiers : le seul à clairement évoquer le problème de l’islamisation de notre société.

Ségolène Royal : une image, mais je ne connais absoluement pas le fond de sa pensée. Que propose-t-elle pour la France ?

Lionel Jospin : je l’ai dit plus haut, nous sommes maintenant au XXIe siècle !

Dieudonné : un antisémite qui professe le racisme anti-blanc.

NP : Quelle est l’actualité du Député de la première circonscription niçoise ?

La première semaine de mai, je suis à l’Assemblée Nationale pour le projet de loi sur l’immigration. Il ne faudra pas se tromper de débat. En effet, il ne s’agit pas de savoir si la France doit ou non rester terre d’accueil et d’asile pour les plus démunis... La réponse est donnée depuis longtemps : trop c’est trop !

Alors, je sais bien que certains vont chercher à culpabiliser nos compatriotes en évoquant leur manque de générosité. Mais plus personne ne peut être dupe. Les crises économiques successives, les problèmes du logement, des choix sociaux difficiles nous imposent de mener enfin une politique de maîtrise réelle de l’immigration.

NP : Et enfin, votre souhait le plus cher pour cette année 2006 ?

JR : Que les femmes et les hommes politiques soient à la hauteur de ce qu’attendent les Français. Sortir de la guerre des images pour parler vraiment de l’avenir de notre pays.

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