La Conférence sur l’avenir de l’Europe : l’Union est à la rescousse !

C’est une célébration européenne en signe de pandémie, comme c’était déjà le cas l’année dernière. Mais cette fois, l'Union, dont les citoyens ressentent le besoin lorsqu'ils ressentent son absence, est à la rescousse.

Ce 9 mai, le jour de "Saint Schuman’’, comme l’appellent les eurocrates, commence aussi la Conférence sur l’avenir de l’Europe : un exercice institutionnel et diplomatique avec une large participation populaire, quoique virtuelle, grâce au soutien d’une plateforme numérique multilingue.

L’objectif est d’indiquer les prochaines étapes de l’intégration européenne, y compris, par exemple, doter l’Union de compétences en matière de santé et d’immigration, deux domaines dans lesquels l’UE est souvent invoquée, mais dans lesquels elle est essentiellement sans défense, presque totalement dépourvue des pouvoirs.

C’est ce qu’indiquent les données de l’Eurobaromètre sur l’avenir de l’Europe, publiées par le Parlement à la veille du lancement de la conférence. L’enquête note que :

1. Pour huit Européens sur dix (81%), une meilleure gestion par l’UE des crises telles que la pandémie devrait être une priorité ;

2. Deux tiers des Européens (66%) pensent que l’UE donne une perspective d’avenir aux jeunes Européens. Et 65% considèrent l’UE comme un lieu de stabilité dans un monde agité ;

3. Plus des deux tiers des répondants sont favorables à l’élection du président de la Commission en choisissant les principaux candidats aux élections européennes. Moins d’un quart (22%) ne sont pas favorables à ce processus ;

4. 42% des citoyens européens considèrent positivement la possibilité de voter pour des listes transnationales aux élections européennes ; moins d’une personne sur cinq (19%) y est opposée.

Les Européens qui souhaitent s’impliquer dans la Conférence sur l’avenir de l’Europe le souhaitent à travers des réunions au niveau local, avec des débats ou des assemblées (44%). Mais les sondages (34%), la présentation d’idées et de propositions aux politiciens européens et nationaux (31%) et les consultations en ligne via des plateformes de discussion (30%) sont également bons.

Une effervescence qui mérite le respect et l’attention des institutions et des gouvernements. Et des commentaires positifs.

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