Le Conseil municipal de Nice a complèté les nominations, la mandature peut démarrer à plein régime.

Après le second tour des municipales (28 juin) et la séance pour l'élection protocolaire du Maire et de ses adjoints avec les délégations conséquentes, le Conseil municipal s'est réuni une nouvelle fois à quelques jours de distance pour compléter les nominations des adjoints et des commissions et mettre l'administration municipale en ordre de marche après la longue parenthèse de la pandémie.

Il s’agissait de donner un nom aux adjoints de territoire, réduit de neuf à six (et non plus coïncidents avec les cantons départementaux - comme il s’est félicité Philippe Vardon (RN) qui a souligné le subtil expédient de la mandature précédente quand les adjoints du territoire étaient puis devenus les candidats pour les élections départementales successives avec les avantages de notoriété et autres conséquents -). Christian Estrosi a souligné que les antennes gérés par les délégués devront être le relais des problèmes des territoires.

Partisan de la formule "subsidiarité ascendante" on verra bien si Christian Estrosi appliquera ce principe à lui-même.

Élus après un fatiguant processus - est-il strictement nécessaire de le suivre à la lettre ? quelqu’un pourrait faire savoir au législateur que le vote électronique a été inventé et il est pratiqué même aux Nations Unies ?-, les "voix du patron" seront : Isabelle Visentin (Centre)
Monique Bailet (Ouest)
Fatima Khaldi (Est)
Pascal Condomitti (Collines)
Franck Martin (Hauts de Nice)
Philippe Soussi (Coeur de Ville).

Dans la foulée, les membres de la Commission Appel d’Offre et Centre Communale d’Animation Sociale (CCAS) ont été également élus. Les deux commissions seront présidées par Marc Concas et Jennifer Salles-Barbosa.

Enfin, une délibération, votée à l’unanimité, a formalisée le financement aux activités d’animation du programme "L’été à Nice", mis sur pied en urgence après l’annulation des festivals et spectacles suite à la pandémie. La possibilité aussi de soutenir économiquement des compagnies et groupes artistiques en panne de recettes économiques. Ce sont près de 250 milles euros qui feront effet de bombe à oxygène pour ce secteur toujours économiquement en souffrance.

Enfin, une bonne nouvelle pour les ménages niçois : le Conseil a réduit de deux points la fiscalité sur le bâti et les terrains non bâtis. L’opposition a bien voulu souligner qu’une taxe métropolitaine avait été instaurée - et bien plus conséquente en terme du coût additionnel en 2019 - le grand argentier Philippe Pradal a eu jeu facile a répliquer que chaque assemblée détermine sa politique fiscale en fonction de ses exigences budgétaires. Et cela même si le contribuable est toujours le même.

L’assemblée a également délibéré les indemnités pour les élus suivant le code des collectivités territoriales. Elle a appliqué le maximum des indemnités prévues pour la taille de la ville, soit : 8177 eu/mois pour le Maire ; 4230 pour le 1er adjoint, 2625 pour les adjoints, 1575 pour les conseillers délégués, 350 pour les conseillers (en fait, les élus d’opposition).

Cette délibération, formellement "irréprochable", a trouvé en Jean-Christophe Picard (écologiste), ancien président de Anticor, un pugnace critique. Il a souligné comme - compte tenu du progressif transfert des compétences à la Métropole et du fait que la plupart des conseillers siègent aussi dans cette assemblée, ce qui leur permet de toucher une autre indemnité - la majorité du conseil municipal aurait pu faire preuve de modération en s’imposant volontairement une mesure de réduction.

De beaux propos mais on ne dit pas que l’appétit vient en mangeant ?

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