Le génocide des arméniens, un devoir de mémoire universelle

La date du 24 avril, la même que celle retenue en Arménie et dans de nombreux pays, correspond au jour d’une rafle d’intellectuels arméniens assassinés à Constantinople par le pouvoir ottoman.

En février 2019, le chef de l’État Emmanuel Macron avait annoncé que le 24 avril deviendrait Journée nationale de commémoration du génocide arménien, que la France a reconnu le 29 janvier 2001. C’est la première fois depuis qu’il participe à une commémoration officielle de cette journée. Hier, dans une déclaration solennelle , le président des Etats-Unis, Joe Biden, a reconnu formellement pour la première fois le génocide arménien.

Selon les estimations, entre 1,2 million et 1,5 million d’Arméniens ont été tués pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l’Empire ottoman, alors allié à Allemagne et à l’Autriche-Hongrie. Le génocide arménien est vigoureusement contesté par la Turquie.

  • « Il » y a peut de temps , l’écrivain Tanr Akcan qui vit aux Etats Unis a publié dans un livre des documents historiques originaux, connus et inconnus, faisant référence à au génocide arménien de 1915-1922 .

Des dépêches de Talat Pascià, ministre de l’Intérieur de l’Empire Ottoman et plus tard chef des Jeunes Turcs, adressés aux Gouverneurs des provinces , dans lesquelles on leur ordonne de tuer les arméniens et de le faire impitoyablement : "Tout excès de cruauté ne sera pas considéré comme un crime" . Suivis par des recommandations répétées : "il n’y a pas de place pour les scrupules de conscience et aucune distinction n’est faite entre les hommes, les femmes et les enfants, quelle que soit la cruauté des méthodes de destruction" .

Un design lucide et rationnel émerge, déterminé jusque dans les moindres détails, qui fait fit du déni et des négations.

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