Les Républicains prônent le rassemblement en vue des élections municipales. Christian Estrosi se voit dans le rôle du maître-joueur

Les Républicains , qui depuis des années passent d'une défaite électorale à l'autre, sont encore un parti ou une addition de chapelles où chacun cherche surtout son présent politique ( pour l'avenir ...il y a moins de certitudes). Depuis la calamiteuse campagne électoral aux élections européennes et le catastrophique résultat qui en est dérivé, les barons du parti - désormais sans boussole- cherchent de comprendre comment s'y prendre pour garder le cap , au moins éviter les sorties de route.

Gerard Larcher , président du Sénat, est de ceux-là. Personnage rond en politique , il a pris le chemin du pèlerinage pour aller écouter la voix des élus des territoires qui restent encore le point d’encrage du pouvoir et les rassembler autour du parti, avant qu’ils partent, qui à droite attirés par l’hypothèse d’une alliance droite-droite , qui chez les marcheurs , qui encore jouant la carte de la liste indépendante.

Les municipales sont aux portes et les fibrillations , couplées aux ambitions et querelles personnelles ,commencent à se manifester.

Hier c’était le tour de Nice , sur les terres du macron-compatible Christian Estrosi , dans le collimateur de l’orthodoxe Eric Ciotti , influent bras droit de Laurent Wauquiez avant sa démission de la présidence de LR.

Avec le protocole qui vire facilement à la propagande , Christian Estrosi a pu mettre en exergue ses théories de la valorisation des administrateur locaux. : " Les élus locaux sont les mieux placés pour incarner cette défense de l’intérêt général et le dépassement des clivages. Les seuls comptes à rendre des maires, c’est auprès de leurs administrés qu’ils doivent l’être. Nos concitoyens n’en peuvent plus des querelles de chapelle".

D’ailleurs, Qui mieux que lui , qui porte la triple casquette de maire, président de métropole, président délégué de région ( la présence de Renaud Muselier témoigne de l’alliance retrouvée entre Nice et Marseille et la bonne distribution des financements ) , est légitime pour en parler et en être l’exemple ?

La visite avait commencée , un peu de lèche-vitrine des équipements et réalisations de ces dernières années ( accueil à l’aéroport agrandi et rénové, ... le deuxième de France, puis voyage en tramway jusqu’au centre-ville...tunnel oblige , promenade jusqu’à l’hôtel de ville en passant par la promenade du Paillon, une touche écologiste ) , avant de rencontrer les élus du territoire ( le nouveau maître-mot) : "Je suis honoré d’accueillir à nouveau Gerard Larcher aux côtés des sénateurs, députés, maires, conseillers métropolitains et municipaux et des acteurs du monde associatif et économique. Le rassemblement est pour nous ici une valeur essentielle".

Non plus en odeur d’hérésie , Christian Estrosi a repris la voix à la Convention Régionale de la Droite et du Centre initiée par Gerard Larcher, Renaud Muselier et Jean Leonetti , président ad interim de LR "pour évoquer l’importance du rassemblement dans notre famille politique afin d’en faire à nouveau une véritable alternative pour les Français".

* dans l’après-midi à Antibes

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