Municipales 2020 : Philippe Vardon donne le coup d’envoi de sa campagne

Sous l'oeil distrait des touristes qui prenaient des photos devant l'hastag ILOVENICE à Rauba Capeu et qui parfois se demandaient ce qu'allait arriver, Philippe Vardon , le candidat du Rassemblement National, a ouvert les hostilités de la campagne électorale pour les municipales à Nice. "Ca fait 15 ans que je poursuit Christian Estrosi, comment aurais-je pu manquer cette bataille ?"- a-t-il demandé à la poignée de militants qui ont défié la chaleur pour venir l'écouter.

Monté sur une estrade devant la mer et sous la colline du Château, un positionnement symbolique pour cet identitaire , le candidat n’a pas hésité à enfoncer le clou contre la politique du Maire de Nice , en lui adressant critique après critique.

Pour celui qui se définit lui-même un ’aiguillon" de la politique locale , Christian Estrosi pour courir après " l’obsession métropolitaine" , pour laquelle il est en train de sacrifier l’identité niçoise.

Pour lui, l’exemple plus frappant est le projet de la Plaine du Var- une EcoVallée qui est entrain de devenir une Béton-Vallée ( " un désastre écologique et économique) alors qu’elle aurait du être le "grenier" de Nice et sa région.

Pour le reste, Philippe Vardon a déroulé son argumentaire habituel : " migrants, clandestins, racaille et islamisme" . Bref, rien de nouveau de la part de celui qui fut un des fondateurs du Bloc Identitaire et de Nissa Rebela avant de se convertir à la politique "institutionnelle" au sein du FN d’abord et RN ensuite.

Côte propositions, à part dénoncer la tolérance de la municipalité vers le monde islamo-musulman et son engagement à fermer les mosquées dans les locaux municipaux , de son dire , il ne reste qu’une politique de proximité qui voit Nice comme un grand village.

La campagne électorale sera longue. En se déclarant candidat avant l’été Philippe Vardon a décidé de clarifier le jeu et d’avoir l’avantage de partir en premier.

Mais le marathon est une course qui demande , à la fois, de l’endurance et du rythme.

Pour le candidat "national-rassembleur ( ndlr : frontiste n’était-il pas bien plus simple ?) , les options sont deux : devenir maire ou être le chef d’un groupe d’opposition nombreux.

Philippe Vardon n’hésite pas à dire qu’il a pris du poids en politique ( il est conseiller régional et membre du bureau politique national de son parti) et il a plus d’expérience, ce qui lui permet de refuser - aujourd’hui- l’image- datée de hier- d’un jeune un peu trop bouillonnant" , et les étiquettes qui vont avec.

La confirmation de cette prudente sagesse vient de sa déclaration finale qui ponctue la fin du meeting : "on peut gagner" au lieu du dithyrambique " on va gagner" !.

Et oui, si on veut gagner, il veut mieux "s’institutionnaliser"... d’ailleurs, Philippe Vardon a déjà commencé sa mue : il est arrivé en retard comme il fait d’habitude son "ennemi" Christian Estrosi.

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