Municipales 2020 à Nice : une "promenade de santé" pour Christian Estrosi ?

Un dernier sondage publié ces jours montre que la prévision d’une réléction du maire sortant Christian Estrosi apparaît pratiquement certaine , avec une forte probabilité qu’un seul tour puisse suffire.

Le renoncement d’Eric Ciotti qui a pris acte de l’incapacité de se mettre en compétition avec son rival ( en langage de la boxe, " un ko technique") et la "paix armée" entre les deux, a renforcé la position de Christian Estrosi avec le report d’une partie des voix des électeurs qui, dans le précédent sondage, s’étaient exprimés en faveur ( 24%) du député de la 1re circonscription des Alpes-Maritimes.

Le Maire sortant , crédité alors de 39% des intentions de vote, monte aujourd’hui à 49/51% ( suivant la participation o moins d’un candidat officiel de LREM).

Parmi les liste opposantes , Philippe Vardon (RN) conserve la deuxième position avec 17% et confirme qu’il sera le "front-runner" de Christian Estrosi lors de la prochaine mandature... compte tenu des rapports personnels entre les deux , on peut s’attendre des belles empoignades !

Sur le "podium" , en troisième place, le ticket "vert-écolo"" Governatori- Chesnel-Le Roux estimé à 12%.

Mauvaises nouvelles en perspectives pour les listes de gauche qui ont abandonné la dénomination officielle pour jouer la carte de la plateforme citoyenne : la liste de Patrick Allemand est à 7% et celle des "camarades" VIVA ! à 5%. Si cette prévision devait être confirmé par le résultat officiel, les deux seraient exclues du Conseil Municipal.

Patrick Allemand , conscient de ce danger, a lancé une initiative citoyenne ( qui, à ce jour, a enregistré un millier de signatures) pour réunir les trois listes en un mais , au moins pour le moment, sans aucun retour.

Les Verts écologistes sont encore dans la bulle du bon résultat aux élections européennes de mai et , après avoir joué pendant très longtemps, le rôle des supplétifs des socialistes se voient capables de se présenter à l’électorat tous seuls , en adultes !

La coalition composé du PCF, FI et autres organisations associatives- conscients de leur faiblesse- se gargarisent dans la lutte au gouvernement sur le dossier des retraites et préfèrent l’ébriété des cortèges à la dure vie de l’opposition dans un cadre institutionnel.

Pour en finir, situation confuse chez les "marcheurs" qui n’ont pas encore pris position quant à l’hypothèse d’une candidature officielle. Crédités à moins de 5% , paient leur impromptitude ( un candidat aurait du être choisi dans la foulée de la présidentielle 2017 , profitant de la dynamique du succès de Emmanuel Macron) , la faiblesse de leur enracinement et des "blocages" pour problèmes de primauté.

Dons, si au mois de mars, la photographie restera la même d’aujourd’hui , en politique tout est toujours possible, les jeux seront faits.

Christian Estrosi, qui se déclarera au terme de la séquence d’inaugurations qui sont au menu avant les fêtes de Noël ( " je dis ce que je fais et je fais ce que je dis" est un des ses slogans préférés) -de manière à profiter au maximum de sa position institutionnelle de maire avant d’être obligé à un droit de réserve en tant que candidat - devra composer son équipe et écrire son programme pour la prochaine mandature.

Ce sera sa tâche la plus complexe et délicate compte tenu de la propension de "monter sur le char ( ont devrait dire "dans le bus" dans un langage plus actuel !) du vainqueur.

A ce propos, pourra-t-on espérer , le moment venu, des choix courageux avec une perspective large et profonde le devoir moral de lancer une nouvelle génération d’administrateurs publics capables de conjuguer les traditions et valeurs de la "polis" et la vision et capacité d’interpréter les temps futurs dans le cadre international ? Et oui, parce que si on ne doit pas oublier le quelques kilomètres de "locus" , on ne doit non plus oublier que le "globus" mesure quelque 40000 kilomètres !

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