Municipales 2020, un bilan contrasté, une abstention historique en France

Marquées par l’épidémie du coronavirus, ces élections municipales 2020 resteront historiques pour ses records d’abstention. Dans un contexte de crise sanitaire, ce sont les écologistes qui ont tirés leur épingle du jeux avec la victoire dans plusieurs grandes villes. Le Rassemblent National, quant à lui, s’est emparé de Perpignan, ville de plus de 100 000 habitants.

Avec 40 à 41 % de votants lors du second tour, les élections municipales 2020 n’ont pas attiré la moitié des français dans les urnes. C’est 16 à 17 points de moins que lors des dernières municipales en 2014. Le contexte sanitaire a eu le dernier mot sur cette édition mais la hausse de l’abstention est régulière depuis plusieurs années et s’accentue fortement en 2020 (34% en 2001, 35% en 2008, 38% en 2013, 51% lors de ce second tour).

Les listes écologiques triomphent

Les écologistes sont les grands gagnants de ce weekend électoral. Avec des victoires à Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers et Besançon notamment, ils franchissent une étape de plus en vue des prochaines élections présidentielles. A Marseille, Michèle Rubirola, qui rassemble toute la gauche et notamment Europe Ecologie Les Verts (EELV) s’impose largement devant Martine Vassal (39,9% contre 29,8) et lance la ville phocéenne dans la vague écologique. De l’autre côté de la France à Lille, le suspense a été intense jusqu’au bout : Martine Aubry conserve son fief pour un cheveux devant l’écologiste Stéphane Baly (40% contre 39,1).
Après cette vague verte, le président de la République devrait réunir dans la journée de lundi les membres de la Convention Citoyenne sur le climat à qui il entend apporter des « réponses fortes ».

Le Parti Socialiste (PS) et Les Républicains (LR) en statu quo

Anne Hidalgo (PS) conserve la mairie de Paris haut la main avec 48,7% des voix devant la candidate LR Rachida Dati (33,8%). Elle perd néanmoins 2 arrondissements par rapport à 2014. Rennes, Nantes, Le Mans ou encore Brest restent PS. Lille aussi, pour 226 voix.
Du côté des Républicains, le second tour a été contrasté. Malgré la perte de Bordeaux, le parti de droite conserve Nice, où Christian Estrosi a été réélu avec près de 60% des voix, ainsi que Toulouse (Jean-Luc Moudenc devance Antoine Maurice, Divers Gauche, de 4 points). Les Républicains revendiquent la victoire dans la moitié des villes de plus de 9000 habitants.

Soirée difficile pour La République en Marche, Perpignan sauve le rassemblement Nationale

Agnès Buzyn, ancienne ministre de la santé, termine loins derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati avec seulement 13,30% des voix. La candidate LREM n’a pas su renverser la tendance et n’entre pas au Conseil de Paris. Satisfaction en revanche pour Edouard Philippe, l’actuel Premier Ministre, qui est réélu au Havre et pour François Bayrou, qui conserve son fauteuil à Pau.
Avec 52,7% des voix, Louis Aliot (RN), l’emporte à Perpignan et permet au parti lepéniste de mettre la main sur sa première ville de plus de 100 000 habitants depuis l’élection de Jean-Marie Le Chevallier à Toulon, en 1995. En revanche, la seule municipalité RN d’Ile-de-France, Mantes-la-Ville, a été perdue au détriment de Sami Damergy (sans étiquette).

A noter que 5 des 10 plus grandes villes françaises vont être tenues par des femmes. À savoir Paris, Marseille, Strasbourg, Nantes et Lille.

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Jane Doe

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