Municipales 2020 : une nouvelle candidature annoncée, c’est Benoît Kandel qui entre dans la course

Actuel conseiller municipal d’opposition dans le groupe CNIP- divers droite , Benoit Kandel a annoncé ce mercredi sa candidature à la Mairie.

Son analyse est que "Avec la décision d’Eric Ciotti de ne pas se présenter aux élections municipales, il y a un vide à droite. Il était le mieux placer pour porter ces couleurs là. Le maire de Nice est lui parti chez Monsieur Macron..."

"Je souhaite que les électeurs de la droite traditionnelle niçois puissent voter pour un candidat qui les représente". Il ajoute au passage un tacle adressé à l’actuel maire Christian Estrosi : "Je me souviens très bien qu’aux dernières législatives il a soutenu les candidats de LREM contre les candidats LR."

Pour lui, fier critique du Maire de Nice avec lequel entretien des rapports exécrables après son éviction du poste de 1er adjoint et encore plus après l’affaire Semiacs ,"l’état de la ville de Nice parait très inquiétant. Il (Christian Estrosi) a endetté la Métropole et la ville de Nice."

Concernant la possible candidature de Christelle d’Intorni, proche d’Éric Ciotti et mairesse de Rimplas, il joue sur les mots : "On est sur la même démarche et on fait le même constat. Évidemment ma porte est ouverte pour elles et pour ceux qui sont en accord avec ma démarche."

Simple profession d’oecumenisme ou manoeouvre tactique de diversion ?

En fait, un ticket Kandel-D’Intorni pourrait récupérer les voix en liberté de l’électorat potentiel attribué d’Eric Ciotti ( 24% au premier sondage) et qui seulement en manière partielle s’est reversé sur Christian Estrosi lors du deuxième sondage ( de 39 à 49%) ?

Si la partie semble jouée en faveur de Christian Estrosi ( 49/51% au second sondage) , l’objectif de celui ou de celui et celle ( dans le cas d’un ticket) pourrait être tout simplement d’empêcher au Maire sortant d’être élu au premier tour et/ ou essayer d’être élu-s pour se positionner en opposants "musclés" de celui qui serait le vrai "seigneur" de Nice.

Doit-on penser qu’il y a une main qui dirige ce jeu ? En politique, ou tout est possible, on ne dit pas que " à penser mal, souvent on dit la vérité" ?.

Colonel, il a été à la tête du groupement de gendarmerie des Alpes-Maritimes de 2003 à 2007. Son expérience l’a même amené à Paris, en tant que conseiller de Christian Estrosi quand ce dernier était secrétaire d’État à l’outre-mer.

Elu en 2008 dans la liste de Christian Estrosi et nommé adjoint à la sécurité, Benoit Kandel a succédé à Eric Ciotti au poste de premier adjoint lors de l’élection de clelui-ci à la présidence du Département. Il a été élu conseiller général du 12e canton de Nice deux fois, de 2009 à 2014 en battant le socialiste Patrick Allemand.

Après plusieurs années passées aux cotés de Christian Estrosi, le maire de Nice s’est séparé de lui lors de son premier mandat en septembre 2013 en lui retirant notamment sa délégation à la sécurité. Il reprochait à Benoit Kandel une relation avec un parti d’opposition qui était à l’époque le Front National.

En 2014, il a été sur la liste d’Olivier Bettati comme conseiller municipal et métropolitain dans l’opposition. Benoit Kandel a été mis en examen dans l’affaire de la SEMIACS la même année. Cela concernait le volet financier de l’affaire et pas les accusations de harcèlement sexuel pour lesquelles l’ancien dirigeant de cette société, Henri Alonzo, a été condamné.

En décembre 2019, un non-lieu général a été prononcé dans le volet financier et Benoit Kandel a donc été innocenté dans cette affaire.

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