Municipales 2020 : Voeux de Patrick Allemand ( Nice au couer) qui fait appel "à l’énergie de Nice"

Un après-midi festif entre un spectacle musical - quelle plaisir d'assister à l'exhibitions des jeunes danseurs e danseuses du groupe Young Dream - et un moment convivial autour de quelque rafraichissement , entrecoupé d'un discours de Patrick Allemand qui, n'a pas voulu manquer d'organiser cette cérémonie des voeux qui est désormais une tradition dans ce quartier multi-ethnique où les problèmes n'effacent pas l'humanité des relations. "Tout cela nous le ferons ensemble car aujourd'hui dans cette salle, je ne vois que des Niçoises et des Niçois, aimant leur ville et fiers d'être Niçoises et Niçois. Elle est là l'énergie de Nice."- a été le rappel à que , si seul tout est difficile , ensemble tout est possible.

Cette référence a été la plus belle partie du discours du candidat qui - depuis 2017 et l’effondrement du pari socialiste dont il a été le responsable départemental et un dirigeant régional pendant longtemps- a décidé de faire politique a travers la plateforme citoyenne Nice au Cour au nom de laquelle il se présente à ces élections.

Des élections difficiles qui se dérouleront dans un contexte de difficultés économiques, de tensions sociales où les solutions simplistes , paroles dures, la recherche de l’émotion au lieu du raisonnement sont là pour radicaliser les électeurs.

Puis il y les propres faibles qui riment avec ses propres responsabilités qui représentent un handicap .

Les divisions de la gauche , ses insuffisances et retards dans l’analyse et élaboration d’une nouvelle offre politique en ligne avec les temps modernes et jalousies entre petits chefs, on les connait.

La difficulté à exercer un rôle d’opposition vigoureux dans une ville sociologiquement de droite et le fait de devoir se contenter de jouer les consciences critiques et de récupérer par ci et par là quelques petites victoires sans pour autant changer les rapports de force, on la connait aussi.

La prospective de partir en campagne électorale avec la quasi-certitude de récolter un résultat à minima qui fera objet plus de critiques que de félicitations et remerciements, on la connait également.

Mais ce qui restera sera d’avoir profité de l’occasion - en ces temps où les principes et valeurs de l’humain s’effacent et laissent trop souvent place , comme disait le philosophe anglais Thomas Hobbes - à "homo hominis lupus" , mettre en avant comme valeurs de base de la cité et du bien vivre commun que " Nice, ville monde, l’est depuis si longtemps et que [....] chacun d’entre nous détient une partie de notre histoire commune ".

Voilà, celui-ci - au milieu des promesses mirobolantes que les divers candidats balanceront sans retenue pendant les prochaines semaines - sera le résultat le plus probant.

Et qui valorise encore plus, la dernière phrase de la belle chanson qui a introduit le discours de Patrick Allemand , " Aux arbres citoyens", celle qui dit "

Il est grand temps qu’on propose
Un monde pour demain

Ce sera également la meilleure de réponse aux questions introductives de Patrick Allemand pour justifier sa candidature : suis-je encore utile à la gauche ? suis-je encore utile à Nice ?

Elle a accueilli les Juifs dès 1406, puis les Anglais et la reine Victoria, les Arméniens survivants du génocide de 1915 à la Madeleine, et j’en profite pour saluer tout particulièrement les arméniens aujourd’hui car il y a 19 ans, jour pour jour, le 18 janvier 2001, la France devenait la première grande nation démocratique à reconnaître le génocide arménien. Les Russes après la révolution de 1917 dans le quartier du Parc Impérial, les Piémontais fuyant le fascisme de Mussolini à Riquier et Saint Roch, les Républicains espagnols fuyant le franquisme, les rapatriés d’Afrique du Nord, les vagues migratoires issues des pays décolonisés, les Iraniens à la chute du Shah.

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