Municipales à Nice : cinq réflexions à chaud

Cinq réflexions avant la plongée dans le concret.

1- L’abstention à Nice comme partout ailleurs n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie. Dans notre ville elle a pu être en plus encouragée par l’absence d’incertitude quant au résultat compte tenu de la faiblesse de l’opposition. Mais même dans ces circonstances il ne faut toutefois pas oublier qu’on est plus légitime en gagnant qu’en perdant ou en étant éliminé. Certaines déclarations pouvant laisser penser le contraire.

2- Le score de Christian Estrosi est très élevé mais est finalement la traduction électorale des sondages d’avant élection où les niçois se déclaraient satisfait du bilan du maire à 80 % (y compris sur des sujets réputés clivants comme le tramway). Au delà des joutes politiciennes, il y a des tendances lourdes qu’il faut acter, la démocratie ce n’est pas que l’écume des jours des réseaux sociaux.

3 - L’extrème-droite dans une ville qui lui est réputée favorable fait un petit score même si elle sera la principale force d’opposition.

4 - Les écologistes n’ont pas profité à Nice de la vague verte. Au delà d’une campagne de deuxième tour très stigmatisante pour les partenaires éventuels, on peut voir là l’effet Richard Chemla qui va incarner au sein de la nouvelle municipalité cette écologie non punitive souhaitée par beaucoup de niçois.

5 - La Gauche institutionnelle a disparu du paysage municipal niçois et n’est plus représentée que par quelques élus dont je suis avec Marc Concas sur des listes qui n’étaient pas de gauche. Alors que la situation politique est meilleure pour cette famille politique un peu partout en France (l’exemple de Marseille est éclairant) à Nice un suicide collectif conduit à sa disparition.

Après cette longue parenthèse où le maire sortant a sauvegardé l’essentiel, la nouvelle majorité va devoir se mettre au travail. Elle le fera si j’en juge de l’atmosphère qui régnait hier soir dans le groupe avec enthousiasme et même impatience sous le contrôle comme il se doit en démocratie d’une opposition qu’on peut souhaiter responsable et constructive.

Par Patrick Mottard

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