Municipales à Nice : une course dont on connait déjà le nom du vainqueur

Après avoir esquivé le débat avec ses concurrents sur la télévision régionale, Christian Estrosi a terminé sa campagne électorale par une vidéo-conférence au cours de laquelle est revenu sur cette période particulière durant laquelle il s'est mobilisé dans la gestion de la crise. Son engagement lui est reconnu même par ses critiques. Bien naturellement, tout en le niant ( ce qui est la meilleure façon pour l'affirmer), il a profité de cette émergence pour se construire le profil du " protecteur " des niçois . Mais, si , grand communicateur, Christian Estrosi ne renonce jamais à tirer profit personnel des événements , on ne pourra certainement pas dire que son action n' était que du vide. Dans cette allocution, le maire sortant a relancé sa capacité de gestion de la crise, sanitaire d'abord, économique et sociale ensuite : des temps difficiles se succéderont , après celles- et ceux qui nous ont laissé, on passe à ceux qui feront faillite. Toutefois, Christian Estrosi a mis sur la table un paquet intéressant de mesures d'accompagnement pour que la filière touristique, la plus touchée, tienne le coup. De même plus les classes sociales plus fragiles, des aides ont été mises en place.

Largement distancés au premier tour ( 15 mars), les deux listes qui se sont maintenues ( Philippe Vardon/RN et Jean-Luc Governatori/écologistes) n’ont pratiquement aucune chance de rattraper le retard de près 30 points.

Leurs discours de campagne était plutôt stéréotypé : pour Philippe Vardon se sont les thèmes classiques ( sécurité et anti-communautarisme) ; pour Jean-Luc Governatori de profiter de la vague verte ( un couleur à la mode en ce moment) plus une confuse ambition de se voir confier par le futur Maire la "politique environnementale " : pourquoi et à quel titre ?

Concernant les grands axes du programme du Maire sortant et candidat à sa succession, on retrouve la constitution de l’Agence environnementale et de la gestion des risques, la rénovation à moyen terme du complexe TNN, Palais des Exposition et les dossiers de mobilité avec le prolongement du tramway jusqu’à Cagnes sur Mer ( a l’ouest) et La Trinité/Drap (à l’est).

Paradoxalement plus que le score des candidats ( Christian Estrosi > 60%, Vardon >20%, Governatori <20% ) sera intéressant de voir le pourcentage des votants qui ont été autour du 30% au premier tour. Le deuxième tour de l’élection en 2014 avait fait déplacer plus du 60% des votants.

La question qui se pose est la suivante : il y aura-t-il au moins 50% des bulletins exprimés ?

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