MunicipalesNice : ça y est !

Le Gouvernement ayant confirmé la tenue du 1er tour des élections municipales, les niçoises et niçois se rendront aujourd'hui de 8 heures à 20 heures dans les bureaux de vote pour exprimer leur choix parmi les candidats à la mairie de la capitale azuréenne. Le maire sortant Christian Estrosi, à la tête d'une liste de rassemblement,se représente pour succéder à soi-même. D'après des enquêtes d'opinion, il jouit d'un bilan globalement positif de ses deux premières mandatures et présente un projet vaste en propositions, la majeure desquelles est la remise à plat de l'actuelle situation du palais de l'Acropolis et du TNN avec des solutions novatrice qui ont fait hurler au désenchantement, voir au scandale les autres candidats . De côté de ceux-ci , la seule mesure proposée qui a de l'envergure est celle relative à la gratuite des transports publics. Pour le reste, au delà de surfer sur une "ville chlorophylle- cette obligation a pris le tournant de la mode - , chaque candidats a décliné des dizaines de propositions en vrac qui , se appliquées, pourraient faire de Nice une moderne Babylone. Heureusement que le vainqueur ne sera que "un" , ce qui réduira automatiquement ces listes de supermarché a des proportions plus congrues.

Si c’est le comptage des bulletins de vote qui dira comment les niçois auront voté, quelques prévisions a été donnée ces dernières semaines par des sondages IFOP .

On peut donc exprimer au moins un pronostic...en langage sportif :

Sauf surprise, c’est Christian Estrosi qui devrait remporter la compétition et non pas au sprint mais avec un écart considérable sur les suivants.

Parmi lesquels , deux (challengers) se détachent des autres et se disputerons la deuxième place : l’ex-frontiste , aujourd’hui reconverti à une droite radicale mais institutionnalisée, Philippe Vardon et Jean-Marc Governatori , porteur d’une ligne écologiste nombriliste et aux tons mystiques.

Puis, viennent trois (outsiders) qui joueront leur survie politique : les listes menées par Patrick Allemand ( social-démocrate), Benoît Kandel ( divers droite) et Mireille Damiano ( divers gauche ... tendance radicale ).

Si leur score ne dépassera les 10% de voix au premier tour, ils ne pourront pas être présent au deuxième et sauf fusion avec d’autres listes n’auront pas d’élus au conseil municipal ( au cas qu’ils n’obtiennent pas plus de 5% n’auront pas non plus la possibilité de fusionner).

Un commentaire s’impose...

Si , concernant le résultat on reste dans le le champ des prévisions, une réalité s’impose indiscutablement : les partis politiques, au moins au niveau municipal, sont disparus !

Autrefois les candidats étaient "investis" par les partis- au niveau d’une grande ville comme Nice par le commission nationale d’investiture- aujourd’hui ces mêmes partis se limitent à exprimer un soutien au candidat.

D’où la présence de ces maires , "seigneur" ou "podestà" de la ville , comme autrefois c’était dans le model de "cités-états" lors des siècles (XIV-XVI) qui on connait comme ceux de la Renaissance et que certains historiens définissent comme " Early Modern Europe".

L’histoire n’est que de "Corsi" et "ricorsi" nous lègue le philosophe de la politique ( XVIIè siècle) Gianbattista Vico. Comment lui donner tort .

* du latin " potestas", celui qui a ou exerce le pouvoir

Partager

Laisser un commentaire