Municipales Nice : pour la liste Nice au coeur le développement économique doit passer par une stratégie de la diversification

Pour Patrick Allemand , tête de liste de Nice au coeur, "Le développement économique et touristique doit être compatible avec l’enjeu majeur de la transformation écologique. Dans ce cadre, la stratégie du développement économique doit intégrer, au niveau de l’attractivité, la façon dont Nice sera reliée au reste du monde."

Nice au Cœur souhaite accélérer la construction de la Nouvelle Ligne Ferroviaire (NLF) pour offrir pour les déplacements entre les métropoles françaises une alternative fiable et confortable à l’avion. Nous réclamons notamment que des négociations s’ouvrent entre l’Etat et la SNCF pour relancer les trains de nuit et parallèlement diminuer le nombre de navettes entre Nice et Orly. Les créneaux libérés pourront être utilisés par d’autres vols internationaux sans avoir recours à l’extension du terminal 2 de l’aéroport Nice Côte d’Azur à laquelle nous somme opposés.

Plus encore que le sur-tourisme, le danger qui nous guette est celui de la monoindustrie touristique. Le sénateur Pierre Lafitte l’avait bien compris en créant Sophia-Antipolis qui fut la 1re technopole européenne. Notre économie axée sur le tourisme est trop vulnérable à des crises économiques, diplomatiques ou même sanitaires comme le démontre la crise actuelle du coronavirus 19. Désormais, il faut élaborer une nouvelle politique économique en s’appuyant sur l’éco-vallée.

Or, de l’aveu même du président de la métropole, il y a 5000 emplois à ce jour dont une majeure partie provient de transferts mais ne relève pas d’une création nette (IBM par exemple).

En effet, pour annoncer les emplois « créables », c’est la méthode toute théorique des ratios qui est utilisée. Un emploi pour 10 m2 de bureaux.

Concernant le grand Arénas, il s’agit d’une question d’aménagement importante avec un programme de construction de 600 000 m2 de surface plancher, dont 350 000 m2 de bureaux et 180 000 m2 de logements, dont 35 % de locatif social.

Seule une véritable stratégie de filière économique peut permettre le développement de l’emploi qui, pour le moment, reste virtuel.

Pour cela, Nice au Cœur propose 10 axes stratégiques qui consistent à :

Elaborer un vrai plan de relance des studios de la Victorine, le constat étant qu’il ne s’est presque rien passé depuis près de deux ans, excepté avoir entraîné une hausse des loyers qui a fait fuir certaines entreprises occupantes.

Spécialiser l’Eco-Vallée dans l’économie du développement durable et de la transition énergétique en soutenant l’émergence de ce secteur par la commande publique grâce au plan de rénovation énergétique de toutes nos écoles maternelles et primaires.

Impulser en lien avec l’Université de Nice Côte d’Azur un pôle de recherche et développement sur les carburants alternatifs.

Sanctuariser les terres agricoles au delà de Saint-Isidore pour développer une véritable agriculture périurbaine performante et viable. Mettre également en culture les zones inondables de nos vallons

Créer une nouvelle activité mixte, l’agri-énergie sur le modèle de l’agri-tourisme. Sachant que notre autonomie alimentaire est actuellement de 2 %, ce qui n’est pas acceptable, il s’agira d’utiliser, dans les terres agricoles, du photovoltaïque pour produire de l’énergie propre et chauffer la terre pour améliorer les rendements.

Développer l’économie du grand âge (Silver-économie) en créant sur la durée du mandat 300 places d’EHPAD publiques et en offrant une structure d’accueil pour les start-up travaillant dans le domaine de la domotique, du handicap, dans l’éco-vallée, en lieu et place du 27 Delvalle, une structure plus grande, plus performante en cohérence avec les ambitions que nous avons pour ce secteur.

Développer l’économie de la culture. Doté de son grand musée international dans le Palais des Expositions, Nice aura tous les atouts pour cela.

Valoriser l’artisanat et les productions locales avec la création d’un label « Fabriqué à Nice ».

Mettre un coup d’arrêt aux grandes surfaces et relancer le petit commerce du centre ville :
- Par l’arrêt des autorisations d’ouverture de superettes sur Nice car ces superettes, franchises de grandes surfaces ayant une superficie de 200 à 800 m2 nuisent au commerces de proximité.
- par la piétonisation en alternance des altères commerçantes principales,
- et par l’assouplissement du stationnement payant : gratuité le samedi après-midi et l’interdiction (à inscrire dans le cahier des charges de la société Moovia) de verbaliser un véhicule plus d’une fois par jour.

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