Présidentielle 2022 : Eric Ciotti, le regard vers le passé

Du 1er au 4 décembre, le parti de droite Les Républicains (LR) organise un congrès pour désigner le candidat qui le représentera lors de l'élection présidentielle 2022. Les adhérents, multipliés par deux en un mois ( de 75000 à 150000) -des vocations de la dernière heure ou ramassage à la pelle de votants ? - , choisiront parmi les 5 candidats, où se trouve Eric Ciotti, député et conseiller départemental des Alpes-Maritimes. En affichant sa proximité avec le politiste Zemmour pour tout ce qui est anti-islam et son option en faveur de Vladimir Poutine en politique internationale, son programme vise à préserver ce qu'il estime être les valeurs du pays. Dans l'introduction , il fait référence à "la France éternelle" et il affirme que "la France doit rester la France". Des slogans plutôt obscurs mais qu'ils visent à se donner un rôle messianique. C'est un peu chargé mais en campagne électorale, on sait bien que "mon blanc lave plus blanc" !

Eric Ciotti se présente comme une figure foncièrement contre l’immigration et pour le renforcement de l’autorité de l’Etat « pour protéger les Français et garantir notre sécurité collective face aux menaces qui s’amoncellent dans une Nation où la violence est de plus en plus prégnante ». Le candidat se positionne également contre le gouvernement actuel et assure qu’il ne fera « aucune alliance avec le macronisme. »

Comme il l’a déjà annoncé au cours de diverses interviews, Eric Ciotti voudrait « inscrire nos racines judéo-chrétiennes dans la Constitution » et « ajouter la laïcité à la devise de la République. »
Par rapport à son opposition à l’islamisme, il souhaite « interdire le voile islamique pour les mineurs et les accompagnants scolaires, dans les services publics, à l’université et dans les bureaux de vote » et interdire le burkini à la piscine et à la plage.

Concernant l’immigration, Eric Ciotti veut que « les plafonds migratoires soient réduits au plus strict minimum ». S’il devenait président, il voudrait que le droit du sang soit restauré et celui du sol aboli. Dans sa politique migratoire, le regroupement familial serait abrogé, « y compris celui qui vise à faire venir les parents et la fratrie d’un mineur isolé ».

L’homme politique de droite désire aussi voir la France sortir de l’espace Schengen et quitter l’OTAN.

Eric Ciotti aimerait supprimer 250 000 postes de fonctionnaires, tout en précisant que la fonction publique hospitalière et régalienne serait épargnée par cette mesure. D’autre part, il voudrait supprimer les 35 heures et « revenir aux 39 heures payées 38 heures dans la fonction publique » et permettre aux entreprises privées de « sortir des 35 heures » également.

Le candidat prévoit de passer l’âge légal de la retraite à 65 ans. Toutefois, il assure qu’« aucune retraite ne sera en dessous du SMIC. »

Face à ce qu’il nomme « l’affaiblissement généralisé de la France », le candidat LR prévoit de nombreux changements. Il créerait « un grand ministère de la sécurité intérieure incluant douaniers et personnel pénitentiaire » ainsi que « 3 000 postes de magistrats et 3 000 postes assistants de justice ou agents de greffe ». Alors qu’elles comptent actuellement 60 794 places, Eric Ciotti souhaiterait « atteindre 100 000 places » dans les prisons en 2027.

Il prévoit également de s’attaquer au trafic et aux trafiquants de drogue. Parmi ses propositions pour une « tolérance zéro pour la drogue », on retrouve notamment une amende pour consommation de drogue à 1 000 euros, une fermeture des salles de shoot, une expulsion des trafiquants de drogue des logements sociaux ou encore un refus de certains aménagements de peine si cela concerne le trafic de drogue.

Il estime également que les adolescents de plus de 16 ans « qui commettent des actes d’une rare violence doivent être condamnés comme des majeurs » et qu’il faudrait « supprimer les allocations familiales pour les parents dont les enfants ne respectent pas les valeurs de la République », sans toutefois préciser ce que cela signifie.

Parmi ses nombreuses propositions, Eric Ciotti revient souvent sur des choses qui existaient dans le passé. Par exemple, il voudrait revenir au septennat présidentiel, au cumul des mandats, aux 39 heures, à l’uniforme au collège et au lycée ou encore à une énergie fondée sur le nucléaire avec la création de 6 nouveaux EPR et poser un moratoire sur l’éolien.

crédit photo : BERTRAND GUAY/AFP

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