Présidentielle 2022 : Première sortie publique du Comité de soutien à Emmanuel Macron

Pour Christian Estrosi il n'y a pas d'ambiguïté : "Ce comité réunit des hommes et des femmes qui ne se revendiquent d’aucun parti mais qui voient en le Président l’homme de la situation pour la France. Le Président a su faire des réformes essentielles pour le pays, il s’est toujours montré bienveillant avec notre territoire. " Donc en avant toute ... .

Première sortie publique du Comité de coordination pour la candidature ( et la réélection ) d’Emmanuel Macron dont Claire Peradotto et Philippe Buerch sont les chefs de file. Elle, femme, entrepreneure et niçoise, et lui, homme, exerçant une profession libérale et d’origine cannoise. Les critères de représentation étant respectés, le dosage est parfait.

Contrairement aux habitudes, quand les comités de soutien ont pour but de promouvoir une ou plus candidatures afin de récupérer le plus de voix possible, cette fois-ci l’ambition est ailleurs : être force de proposition avec des suggestions à faire remonter au candidat Macron.
La démarche est ambitieuse, pour la réaliser il faut sortir des sentiers battus : 5 commissions plancheront sur des sujets-clés. La synthèse des documents de travail sera apportée à Christian Estrosi qui prendra le rôle d’estafette pour les faire arriver à destination.

Illustrés par Claire Peradotto, à l’aise devant une assistance de près de 500 personnes, où ses collègues chefs d’entreprise étaient présents en nombre, les thèmes d’environnement/développement durable, éducation/culture, sécurité, économie, humain au coeur formeront le contenu de la plateforme départementale des macronistes.

À noter que les dirigeants LREM locaux n’ont aucun rôle dans cette démarche, ce qui est assez surprenant même si leur présence dans la territoire est franchement impalpable ! Seul le député Loic Dombreval était dans la salle, probablement comme « ami des animaux » , a ironisé Christian Estrosi lors de son intervention.

Côté élus, la présence plus notable était celle de Joseph Ségura, maire de Saint-Laurent du Var, mais quelques maires et un bon nombre d’élus niçois ou métropolitain ont manifesté l’adhésion à l’initiative.

Initiative que Christian Estrosi, qui en est l’inspirateur et le metteur en scène ; a défini « une démarche indépendante, trans-partisane » par des personnes hors « politique politicienne » , en faveur des territoires et de la France.

On notera que se déclarant « homme sans parti » , le maire de Nice , présent à la soirée en tant qu’invité (!), a évité toute polémique se limitant à définir « concours Lépine de la radicalité » le débat entre candidats à la primaire de LR.

Certainement un bon choix afin d’éviter que des propos belliqueux soient écoutés par des oreilles attentives présentes en salle et reportés à son rival déclaré Eric Ciotti, lui tout feu et flamme contre ses anciens amis et colistiers - il est de ce même jour l’échange d’invective avec Renaud Muselier. D’ailleurs quand on propose l’instauration d’une « Guantanamo française » ( où, à Saint-Martin de Vésubie, son fief ?) , on ne prend pas les pincettes pour épingler ceux qui ne la pensent comme lui.

En conclusion, un bon coup d’envoi de ce comité avant de rentrer dans le dur une fois la candidature d’Emmanuel Macron finalisée. Les prémices pour faire un bon travail y sont toutes. La machine de propagande électorale de Christian Estrosi a fait ses preuves en bien d’occasions.

L’orchestre peut commencer à jouer : rock po slow ?

Prochains rendez-vous, le 1er décembre avec l’ancien Premier Ministre Edouard Philippe, puis en décembre-janvier ce sera le président de la République qui sera en visite à Nice pour la pose de la première pierre du chantier du nouveau hôtel de police nationale/police municipale , financé par les fonds du plan de relance.

Qui dit mieux ?

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