Régionales 2021 : Benoît Kandel en piste pour retrouver un rôle dans la politique

Il avait fait profil bas après son échec aux municipales de mars-juin quand sa liste n'avait pas été en condition d'être présente au deuxième tour. Mais "j'ai été formé au combat, donc je ne renonce pas, je sens le devoir de mener ce combat", dit Benoît Kandel en expliquant la raison de sa candidature comme tête de liste du parti Debout la France (DlF) présidé par Nicolas Dupont-Aignan aux élections régionales prévues en mars 2021. L'ancien colonel de la gendarmerie est en politique depuis 2008, avec d'alternes fortunes. D'abord élu dans la liste de Christian Estrosi, après la rupture avec celui il avait. été élu en 2014 au conseil municipal de Nice dans une liste 'divers droite'. Comme dit, cette année il a manqué l'objectif d'être présent dans l'hémicycle niçois.

Homme de droite, inscrit au CNIP, il a choisi et il a été choisi de s’engager dans une nouvelle bataille sous le couleurs d’un parti dont la ligne politique est "sans ambiguïté", comme il le revendique lors d’une présentation à la presse en présence du président national et du secrétaire départemental Jean-Marc Chipot, qui fort probablement sera sur la liste départemental.

Parti largement en avance par rapport à l’échéance électorale, Benoît Kandel aura tout son tempe pour organiser les contacts avec les dirigeants départementaux et attirer dans son escarcelle tous les déçus du macronisme et des républicains en pleine doute.

"Le moment est plus que jamais favorable", intervient Nicolas Dupont-Aignan en son soutien, la France est en crise économico-social mais surtout morale. "Elle a besoin d’écouter des paroles claires et fortes. Il y a un espace entre le discours du Rassemblement National et la fissure, encore plus une fracture entre les Républicains macron-compatibles tel Estrosi et ceux qui revendiquent une ligne plus droitière. Ces doutes engendrent une confusion nocive pour les électeurs. Notre discours peut les intéresser".

Parler de programme à ce stade est un peu anticipé. Toutefois, Benoit Kandel en a tracé une première esquisse : les transports régionaux (TER) et particulièrement la ligne Nice-Cuneo, le soutien économique aux PME régionales, la formation professionnelle en faveur des jeunes.

Naturellement la triste actualité pointe également le problème de la sécurité ou plutôt de son contraire, l’insécurité. Tout en reconnaissant qu’il ne s’agit pas d’une compétence de la collectivité régionale, Benoît Kandel ne s’est pas soustrait à préconiser l’adoption de mesures fortes pour contraster l’immigration qui est la base de l’islamisme et ses actes abjects.

Avoir choisi de jouer sur la faiblesse des autres partis plutôt que sur sa force - aux élections en 2015, DlF avait obtenu un score plus que maigrichon (2%)-, semble un hasard, comme miser sur le rouge ou noir à la table de roulette.

"La situation n’est plus la même objecte Nicolas Dupont-Aignan, les choses ont changées et notre discours colle avec le conteste actuel."

Conforté par cette conviction, il balaie toute hypothèse d’alliance pour se maintenir au deuxième tour et, pas là, avoir la chance que des candidats de sa liste siègent sur les bancs de l’assemblée régionale : "nous serons au deuxième tour !"

Il est vrai que si soi-même ne croit pas à ses chances, comment pourra-t-il convaincre les autres ?

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